Lecturi de sfarsit de saptamana

By nastase

Duminica si luni am fost la Cornu. Am gasit acolo, la un prieten, o carte scrisa in 1898, de Carol Freytag, profesor la Universitatea din Halle, intitulata “Regatul Romaniei din punctul de vedere al agriculturei sale”, carte tradusa de George Maior, evident nu actualul director al SRI.

Lucrarea – voluminoasa si interesanta – are si un capitol, nu o sa credeti, despre cresterea camilelor in Dobrogea (p.601-607). In afara de camilele din Dobrogea (camile cu doua cocoase), scrie Freytag, citandu-l pe Obedenaru, “acum cativa ani, mai multi mari proprietari din Dorohoi, Ialomita si Buzau au adus animale de aceste din Orient pentru lucrarea pamantului si le-au intrebuintat pe mosiile lor, dar fara vreun succes deosebit”. Interesant, nu?

Am recitit si o parte din cartea lui Gheorghe Bagulescu, “Suflet japonez” (sunt trei volume), carte scrisa de Bagulescu in Japonia, in perioada cat era atasat militar, la Tokyo, la sfarsitul anilor ‘30. Un erou al Marelui razboi, un excelent diplomat, unul din cei mai mari colectionari de arta asiatica, Bagulescu, dupa o viata aventuroasa, a ajuns in Franta, unde a fost – o perioada – seful guvernului romanilor din exil. Mi-as dori sa am timp sa va pot povesti, in detaliu, un destin incredibil si detaliile unei vieti pline care l-a purtat si in Suedia si in SUA iar apoi la Paris si la Nisa. Iata, spre exemplu, o parte din colectia sa de stampe japoneze – inclusiv cateva zeci de kakemonouri – au fost donate primariei din Menton, o localitate din apropiere de Nisa.

Nu v-am vorbit astazi despre politica. Am crezut ca simtiti, la fel ca si mine, nevoia de a evada, macar pentru un timp, din lumea scandalurilor politice. Mi-e teama insa ca vor apare alte subiecte “fierbinti” si va fi nevoie sa scurtam perioada de evadare.

Pe curand.

66 Răspunsuri la “Lecturi de sfarsit de saptamana”

  1. NIC spune:

    A fost un eveniment de sfarsit de saptamana.

    NIC

  2. Arh. Silviu Popescu-Blaj spune:

    Va salut cu multa stima !
    Desi nu sunt un sustinator PSD, cred ca numai Dvs ati putea ridica partidul… de ce ? … pentru ca sunteti un om politic adevarat. Nu vreau sa critic actuala conducere a PSD, dar partidul cade in derizoriu cu un Geoana, Vanghelie… s.a.m.d. Ati fost “lucrat” de oameni pe care i-ati ajutat sa “ajunga”… este dureros si urat ! As dori sa uit si eu acest lucru, dar daca nici eu nu pot… Am convingerea ca veti reveni in viata politica romaneasca pentru ca avem nevoie de un puternic partid de stanga.
    Va salut si as dori sa aud despre o REVENIRE CAT MAI URGENT !
    Va rog sa ma scuzati… azi doreati o pauza de politica…

  3. Sandu spune:

    Generalul Bagulescu a facut parte din Senatul legionar. In 1924, colonel, a fost inchis la Jilava si a avut un proces.

  4. VIC spune:

    Iubesc ROMANIA fara iliescu, Vadim, Roman, Vacaroiu, s.a

    Merci

    VIC

    Aveti probabil si Dvs. CRIMINALII ROMANIEI listati in memorie

  5. VIC spune:

    Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l’occasion de la reception au ministère de l’Outre-mer.

    Paris, le 13 juillet 2007

    Madame le Ministre,
    Monsieur le Secrétaire d’Etat
    Mesdames et Messieurs les élus,
    Mesdames et Messieurs,
    Chers amis,

    Je suis heureux d’être parmi vous, ici, rue Oudinot, dans la maison de tous les Français d’outre-mer. Je suis là car je souhaitais m’adresser à vous rapidement après mon élection à la Présidence de la République.

    Je veux, aujourd’hui, parler à cette France souvent mal connue et qui constitue, pourtant, une part si importante de notre identité nationale. Je veux parler à cette France des trois Océans dont la diversité ne cesse d’étonner. Je veux parler à cette France qui, au delà des belles images, souffre parfois et doute souvent.

    Je veux parler à tous les Français d’outre-mer, qu’ils vivent dans leurs territoires d’origine ou en métropole. Ces trois millions et demi de Français « à part entière » et trop longtemps restés « entièrement à part »··· Je veux vous le dire aujourd’hui : je serai le Président de tous les Français. Il n’y a pas, pour moi, un « peuple d’outre-mer » et un « peuple de l’hexagone », pas plus qu’il n’y a un « peuple de droite » et un « peuple de gauche ». A mes yeux, il n’y a que le peuple de France.

    Mais je sais, aussi, que les populations d’outre-mer ont leurs spécificités. Aucune des onze collectivités ne ressemble à une autre, chacune éprouve des difficultés qui lui sont propres. Je veux dire, à chacun d’entre vous, que vous avez une place dans mon cœur. Je veux que notre relation soit bâtie sur des fondations solides, faites de franchise et d’exigence. Je veux une relation adulte. C’est, pour moi, la plus authentique marque de respect.

    Cette exigence, je me l’appliquerai à moi-même. J’ai, aujourd’hui, le devoir de ne pas décevoir et je donnerai tout à mon pays car je considère qu’avoir été choisi par le peuple français pour parler et pour agir en son nom est un honneur.

    Mais je suis aussi très lucide. Je vous ai entendu. J’ai bien noté le sens des résultats des élections en outre-mer. Ils traduisent, probablement, une part d’inquiétude. Cette inquiétude est compréhensible quand je vois à quel point ma pensée et mes propos ont pu être caricaturés durant la campagne. J’ai été accusé de vouloir remettre en cause toutes les solidarités : le RMI, l’assurance chômage, la couverture médicale et bien d’autres choses encore···Que d’inepties···

    Pourtant, si c’était à refaire, je ne changerais pas un mot à mes propos, pas un mot au projet que j’ai longuement mûri avec beaucoup d’entre-vous. Mais il est vrai que le discours que j’ai tenu n’était pas celui de la facilité. Il a consisté à dire la vérité. A dire que l’assistanat n’est pas la réponse au décalage de développement qui touche les collectivités d’outre-mer. Mais que seul le travail et la recherche des voies d’un développement économique endogène permettront de réduire durablement le chômage et les inégalités.

    La culture de l’assistanat je la fustige, aussi bien en métropole qu’en outre-mer, car je suis convaincu qu’elle est la source la plus pernicieuse de l’aliénation de l’homme. Mais l’assistanat n’a, à mes yeux, rien à voir avec la juste solidarité qui doit s’exercer au bénéfice des plus démunis et des plus fragiles d’entre-nous. Je veux protéger les Français qui souffrent où qu’ils se trouvent car protéger, c’est le rôle du Président de la République.

    Ce que je n’accepte pas, c’est que la solidarité, détournée de son objet, se transforme en un système désincitatif. Ce que je n’accepte pas, c’est la dévalorisation de cette valeur noble qu’est le travail car, sans travail, il ne peut y avoir de juste solidarité.

    Aujourd’hui, mon ambition pour la France d’outre-mer est intacte. Pour la servir, j’ai mis en place, avec le Premier Ministre, une architecture gouvernementale nouvelle, dictée par une seule exigence : l’efficacité. Là encore, que n’ai-je entendu comme propos caricaturaux et comme contresens··· Mais cela n’a aucune importance. La seule chose qui compte, à mes yeux, c’est que nous obtenions les résultats attendus. Et, pour cela, je n’ai pas voulu que les questions concernant l’outre-mer soient traitées isolément au sein du gouvernement. Ce que j’ai voulu, c’est mettre en place une « équipe de choc » pour relever les défis qui nous attendent.

    En nommant Michèle ALLIOT-MARIE « Ministre de l’Intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales », j’ai d’abord souhaité signifier qu’il n’y avait pas « deux Frances ». Notre territoire forme une unité et il faut un Ministre pour la garantir. En nommant Christian ESTROSI « Secrétaire d’Etat pour l’outre-mer », lui qui est à mes côtés depuis tant d’années, j’ai voulu que soient prises en compte la spécificité de l’outre-mer et ses exigences.

    En pratique, les territoires d’outre-mer pourront donc compter sur le poids politique de Michèle pour défendre leurs intérêts lors des arbitrages interministériels ou des négociations européennes. Simultanément, ils bénéficieront de la disponibilité et du goût pour l’action de Christian, fort de son expérience réussie de Ministre délégué à l’aménagement du territoire.

    Mais ce n’est pas tout. J’ai aussi souhaité que soient mieux prises en compte les questions particulières – longtemps restées sans réponses — que posent nos compatriotes ultramarins de métropole. Aujourd’hui, il est un fait que les Français d’Outre-mer ont encore à faire face à de nombreuses difficultés lorsqu’ils vivent en métropole. Beaucoup d’entre vous, aujourd’hui, en savent quelque chose···Ces difficultés économiques et sociales sont réelles et souvent différentes de celles rencontrées par les Français issus de l’immigration.

    Quelles que soient leurs origines, ces difficultés, qui sont parfois de véritables discriminations, sont inacceptables et doivent être combattues avec force. C’est la raison pour laquelle je m’étais engagé à créer un « Délégué interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer ». C’est aujourd’hui chose faite.

    Le Délégué interministériel, Patrick KARAM, nommé ce lundi en Conseil des Ministres, sera à la fois une force de proposition et d’action. Il aura pour but d’assurer une égalité réelle des Français d’Outre-mer. Je lui ai demandé de commencer à travailler, dès cette semaine, en étroite concertation avec Michèle ALLIOT-MARIE et Christian ESTROSI.

    Voilà pour l’architecture générale. J’ajoute – cela n’est pas neutre pour tous ceux qui ont l’habitude de défendre des dossiers — que j’ai demandé à ce que tous les cabinets ministériels soient dotés d’un conseiller spécialisé sur les questions d’outre-mer. J’ai, d’ailleurs , moi-même souhaité que, dans mes quinze « conseillers », il y en ait un qui soit exclusivement consacré à l’outre-mer.

    Afin de me rendre compte personnellement des avancées des politiques publiques concernant l’outre-mer, je présiderai, à intervalle régulier comme je m’y étais engagé, un « Conseil interministériel de l’outre-mer » qui réunira l’ensemble des Ministres concernés. Car, pour moi, l’outre-mer n’est pas un sujet de « spécialistes », c’est l’affaire de tous et j’entends que chacun des membres du gouvernement s’y investisse.

    Au total, je considère que les intérêts de l’outre-mer seront probablement mieux pris en compte qu’ils ne l’ont jamais été. Et c’est parfaitement cohérent car le Premier Ministre et moi-même avons, pour l’outre-mer, un projet riche et ambitieux qui va exiger un engagement total de la part du gouvernement.

    Sur le fond, ma ligne de conduite ne variera pas. Je l’ai exposée de façon transparente durant la campagne. Elle est bâtie sur trois axes majeurs : le développement économique, la mise en place d’une réelle égalité des chances et le renforcement de la sécurité quotidienne de nos compatriotes.

    Premier axe : le développement économique.

    Ma vision est claire sur ce sujet : il faut créer, en outre-mer, les conditions d’un développement propre, adapté à la réalité de chaque territoire. Je suis convaincu que c’est la façon la plus efficace et la plus durable de lutter contre le chômage et de permettre, ainsi, à nos compatriotes de vivre dignement du fruit de leur travail. Cela passe par une politique stable de défiscalisation qui permet de développer l’investissement en outre-mer et de créer de l’activité productive. Lorsque, en revanche, la défiscalisation génère des effets pervers ou des effets d’aubaine injustifiés, elle se transforme en simple « niche fiscale » et doit donc être réformée. Le seul objectif que nous devons garder à l’esprit est celui de l’efficacité économique.

    C’est pour cela que je veux aller plus loin que l’actuelle loi de programme pour l’outre-mer (LOPOM). Je veux aller plus loin en créant un nouvel outil de développement : les « zones franches globales d’activités ». Je m’y suis engagé durant la campagne, je le ferai. Elles couvriront, sur les secteurs les plus porteurs, l’intégralité des territoires de chacun des quatre DOM – la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion. Ce projet me tient à cœur. Je veux que tout soit fait pour permettre l’émergence d’économies compétitives en outre-mer. Des économies qui ne dépendent plus principalement de la métropole pour leur survie et qui puissent envisager sérieusement de partir à la conquête de marchés extérieurs. Je veux sur ce sujet, comme sur d’autres, que l’on fasse « mieux », dans un contexte où chaque euro dépensé doit avoir prouvé son efficacité.

    Cela se traduira donc par la mise en place de dispositifs nouveaux mais aussi par la rationalisation de dispositifs existants, lorsqu’ils n’ont pas démontré leur efficacité économique. J’ai demandé à Christian ESTROSI, sous l’autorité de Michèle ALLIOT-MARIE, de se mettre à travailler sans délai sur ce projet. Je souhaite qu’un texte soit présenté, après consultation des acteurs concernés, au Parlement de telle sorte que les économies ultramarines en bénéficient dès 2008.

    Mais mon projet pour le développement ne s’arrête pas à cela. Je souhaite, parallèlement, faire émerger, partout en outre-mer, des pôles d’excellence dans la logique des pôles de compétitivité, associant les acteurs économiques et les centres de recherche publique. Cette démarche d’excellence et de spécialisation des économies est une nécessité. Certains territoires se sont d’ores et déjà engagés dans cette voie comme la Réunion et, plus récemment, la Guadeloupe et la Guyane. Je souhaite que cette dynamique se développe partout ailleurs et notamment en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. J’ai la conviction que les collectivités d’outre-mer pourront ainsi jouer, à l’avenir, le rôle de véritable laboratoire économique et écologique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables.

    Deuxième axe : assurer aux Français d’outre-mer une réelle égalité des chances.

    Parce qu’elles ont à faire face à de multiples handicaps structurels, les collectivités d’outre-mer ont besoin d’une solidarité sans faille sur les questions qui touchent aux services essentiels à la personne. Les chantiers sont nombreux.

    La modernisation du système éducatif pour répondre aux besoins de scolarisation et de formation de la jeunesse d’outre-mer sera une priorité car il est inacceptable que certains de nos enfants soient mal ou pas scolarisés sur le sol de la République.

    Je souhaite, également, que la construction de logements, en particulier de logements sociaux, soit accélérée. Cela nécessitera, notamment, la réorientation d’une partie de la défiscalisation au profit du logement social d’ici la fin de l’année. Le logement n’est pas, à mes yeux, juste « un sujet comme un autre ». Il est l’élément de base du cadre de vie, il fait partie de la dignité de la personne. Comment peut-on espérer créer les conditions d’une réelle égalité des chances si on laisse nos enfants d’outre-mer vivre dans des habitations insalubres ?

    Je veux, aussi, que le gouvernement s’attelle à l’amélioration de l’offre de soins et à la diversification des structures d’accueil pour les personnes âgées et handicapées. Dans certains de nos territoires, je pense par exemple à la Guyane ou à la Polynésie, l’offre de soins et d’hébergement médico-social n’est pas comparable à celle de métropole. Même s’il existe parfois des contraintes géographiques objectives, les Français d’outre-mer doivent être traités avec équité face au service public. C’est cela la grandeur de la République ! Enfin, je veux que l’on continue, avec une détermination absolue, le travail engagé en matière de continuité territoriale, aérienne et numérique, car c’est un gage de cohésion nationale.

    Troisième axe, enfin : la sécurité de nos compatriotes d’outre-mer.

    Malgré les efforts déjà engagés, je sais que l’insécurité continue à être durement ressentie dans un certain nombre des collectivités d’outre-mer et je ne veux pas que l’on commette l’erreur de minimiser le phénomène. Les mesures en matière de sécurité concernant la France entière ont, naturellement, vocation à s’appliquer en outre-mer. Cependant, j’ai demandé à Michèle ALLIOT-MARIE, en liaison avec les Ministres des Affaires étrangères, de la Justice, de la Défense et de l’Immigration d’accentuer particulièrement les efforts entrepris pour l’outre-mer dans plusieurs directions: la lutte contre les trafics illicites et l’immigration clandestine spécialement à Mayotte, en Guyane et en Guadeloupe ; l’amélioration significative de la prise en charge carcérale des délinquants ; le renforcement de la politique de partenariat, de coopération et de codéveloppement avec les Etats voisins de nos collectivités d’outre-mer et, enfin, l’amélioration de la gestion des risques naturels.

    Il ne s’agit là que des grands axes d’une politique que nous avons, d’ores et déjà, commencé à mettre en oeuvre. Il est bien évident que chaque territoire fera l’objet d’une approche spécifique, comme je m’y suis engagé durant la campagne en m’adressant aux onze collectivités d’outre-mer. Même si je n’ai pu me rendre, jusqu’à aujourd’hui, que dans les DOM, je n’ai rien oublié de mes engagements vis-à-vis des autres collectivités d’outre-mer. J’ai fait part de mes projets à chacun d’entre-vous et je respecterai mes engagements. Il pourra, bien sûr, y avoir des discussions sur tel ou tel point mais il n’ y aura pas de reniement. Car ce que j’ai dit pour la France entière vaut pour l’outre-mer : un projet politique a vocation à être respecté et appliqué.

    Je respecterai mes engagements vis-à-vis de la Nouvelle-Calédonie que je veux accompagner sur le chemin de la croissance, notamment grâce au développement de son industrie du Nickel dans le Nord de l’île. Ceci dans le respect des équilibres issus de l’Accord de Nouméa qui a su créer les conditions d’une paix sociale durable. Je suis, aujourd’hui, convaincu que la Nouvelle-Calédonie a toute sa place dans une République qui a su évoluer avec le temps.

    Je respecterai mes engagements vis-à-vis de la Polynésie qui a un besoin vital de la solidarité nationale, en raison de sa géographie extrêmement contraignante. J’ai, d’ailleurs, annoncé au Président Gaston TONG SANG, lundi dernier, ma venue en Polynésie, fin octobre/début novembre, pour signer personnellement un « contrat de projets » pluriannuel, destiné à accompagner la Polynésie dans sa mutation économique. D’une façon plus générale, je souhaite que les relations financières entre la France et la Polynésie soient désormais encadrées par deux principes cardinaux : la stabilité et la transparence. J’ai demandé au Premier Ministre que l’on étudie la possibilité d’élaborer une loi de programme pour définir les modalités de cette nouvelle relation, dans le respect du statut d’autonomie de la Polynésie.

    Je n’ai pas, non plus, oublié mes engagements vis-à-vis des Mahorais, que ce soit en matière de lutte contre l’immigration clandestine, de développement des équipements structurants ou d’évolution statutaire. Mais sur ce sujet, je serai clair, comme je l’ai été durant la campagne : si l’on s’engage sur la voie de la départementalisation, celle-ci ne pourra se concevoir que de façon à la fois progressive et adaptée car il serait irresponsable de plaquer un « modèle départemental type » sur ce territoire si spécifique.

    Tous ces engagements, ainsi que ceux pris en faveur de Wallis et Futuna, Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, sont gravés dans ma mémoire. Je les respecterai. Je les respecterai, même si tout ne pourra pas être fait immédiatement. Je les respecterai et serai présent en outre-mer pour donner des impulsions et me rendre compte des avancées obtenues. Finalement, il n’y a qu’une chose qui m’intéresse, c’est que chacun de nos compatriotes d’outre-mer — où qu’il vive — se rende compte que les choses changent. Que sa vie s’améliore au quotidien, qu’il retrouve le goût de l’esprit d’entreprise, le goût du risque pour s’impliquer personnellement dans le développement de la terre qui est la sienne.

    Le monde bouge autour de nous, il se transforme, se développe. Partout, l’innovation, la création, l’invention sont présentes. Je ne veux pas que l’outre-mer reste en marge de ce mouvement. Bien au contraire, je veux qu’avec ses talents et ses ressources, l’outre-mer s’affirme comme moteur de cette innovation, battant ainsi en brèche tous les clichés qui ont la vie dure en métropole ! Je veux que l’outre-mer, plateforme avancée de la France dans les trois Océans, montre au monde ce qu’il est capable de faire !

    Plus j’avance, plus je saisis la complexité et la richesse des identités multiples des populations d’outre-mer. La voie que je vous propose n’est pas celle de la facilité. C’est la voie du travail, de l’effort mais c’est aussi la voie de la solidarité et du respect. Les Français d’outre-mer, comme tous les autres Français, doivent participer à l’œuvre de redressement de notre pays. Ce pays qui n’a pas d’équivalent dans le monde et dans lequel chacun peut trouver sa place dans le respect de son identité.

    Je serai le Président qui vous accompagnera sur ce chemin exigeant. Quelles que soient les circonstances, vous pourrez toujours compter sur mon engement personnel pour être aux côtés de cette France d’outre-mer, forte et fragile à la fois. Cette France qui peut relever le défi de la croissance et de l’emploi mais qui a aussi besoin d’être protégée.

    Cette France, je l’aime profondément. C’est cela que je suis venu vous dire aujourd’hui.

  6. swan spune:

    camile in dobrogea? sa lucreze pamantul… nu vizualizez. imaginea camilelor in zona respectiva nu se “pupa” in capul meu.
    probleme cu solul din zona au fost. cand au venit romanii din cadrilater – in urma schimbului de populatie- stiu ca au muncit 3-4 ani, ca sa il faca practicabil pentru agricultura. dar de camile, este prima data cand aud.

    ps forma corecta nu este ” aparea”, adica subiectele fierbinti vor aparea? analogie cu “placea” ( mi-ar placea). mai povestiti. este interesant.

  7. ooops spune:

    @ Sandu

    Eliade…?

  8. Sandu spune:

    @oops
    N-am emis judecati de valoare si nici nu fac proces de intentie. Ar fi total anti-intelectual, Incerc numai satisfactia rautacioasa, de a-l sacai pe un remarcabil om de stanga, d-l Nastase, dezvaluindu-i admiratia sa pentru personalitati de dreapta.

  9. Maria Barbu spune:

    Aceasta dichotomie stanga/dreapta este artificiala si trebuie sa fii intr-adevar
    “simple d’esprit” sa iti imaginezi ca un intelectual isi va alege lecturile strict in functie de orientarea politica a autorilor!

    Tocmai am venit de la Paris unde am stat de vorba cu niste liber cugetatori fermecatori, si nu am fost deloc socata in credinta mea de ceea ce spuneau ei. Chiar nu inteleg de ce sunt unii atat de inflexibili si inversunati? Or fi avand ceva probleme de alta natura, pentru ca un intelectual adevarat este generos cu ideile, ba chiar accepta provocarile de acest tip cu entuziasm!

  10. Ovidiu spune:

    imi place poza asta

    http://adriannastase.ro/templates/default/images/visual2_familia_1.jpg

  11. Sandu spune:

    @Maria Barbu
    Sigur ca aveti dreptate, Dar domnul Nastase este obligat sa afiseze o anumita puritate ideologica. Cateodata il compatimesc mai mult pentru partidul la care a nimerit si pentru comilitonii pe care este obligat sa-i accepte, decat pentru dosare.

  12. Maria Barbu spune:

    Nu sunt de parere ca Adrian Nastase are obligatia de a fi atat de limitat, dimpotriva, am convingerea ca un lider politic trebuie sa fie cat mai flexibil intelectual. Atitudinea politica este una, iar universul intelectual este altceva, si cu cat este mai complex si mai bine alimentat cu lecturi, cu atat acel om politic va fi mai apt pentru a fi un autentic lider de top. Asta nu prea inteleg romanii, din pacate!

  13. Maria Barbu spune:

    Tocmai complexitatea intelectuala a unui om politic cum este Adrian Nastase ma face sa il admir!

    Pe altii, insa, ii face sa il considere un pericol!

  14. Marius M. spune:

    Va salut cu si mai mare stima decat altii ! As vrea sa reveniti in politica romaneasca pentru ca avem nevoie de dumneavoastra si de un partid de stanga , puternic ca dumneavoastra , domnule nastase ! Dar sa reveniti cand eu voi fi intr-un partid de dreapta – de extrema dreapta ! Ca sa va extermin !

  15. LT spune:

    Ati vazut ce zice IT Morar azi in Cotidianul? Ca v-a ingropat matusa. Cineva insa il intreba hatru cam asa:”Pai daca e ingropat de ce mai scrieti despre el?”
    Cum comentati articolul lui?

  16. Destiny spune:

    As fi vrut sa va scriu mai demult . Ceea ce este frustrant pentru noi , este usurinta cu care va inconjurati de personaje dubioase .
    Dvs. de Hrebenciuc , Vanghelie si altii ( nu putini ) , Tariceanu de Chiuariu si restul gastii . Nu va inteleg cand va plangeti de imagine .

    Care imagine ?

    Nu-l vad pe Titulescu intr-un guvern de compromisi . Sau Iorga … Vedeti ce se intampla acum ?
    Educatie , justitie , sanatate . Ani si ani de personaje penibile ajunse la putere .

    Puteati sa promovati valori si oameni potriviti . Ati preferat jocurile ascunse .
    S

  17. VIC spune:

    Valorificarea referendumului, pe jumatate ratata de PD

    17.07.2007
    Basescu, victorios la referendumul pentru suspendare cu 75% din voturile exprimate, a suflat vânt în pânze Partidului Democrat. PD a început sa fie identificat de sondajele de opinie undeva catre 50%. Liderii PD s-au aratat perfect constienti de fluiditatea noilor adeziuni, formate din oameni care au „descoperit“ recent varianta democrata. Pentru fidelizarea voturilor luate de la Alianta DA, de exemplu, liderii PD au încercat sa arunce în cârca lui Tariceanu esecul referendumului. I-au cerut vehement demisia, considerându-l obligat la acest gest de faptul ca optiunea lui pentru suspendarea presedintelui a fost invalidata de electorat. Tariceanu nu si-a dat, evident, demisia. Mai mult decât atât, a facut câteva declaratii în care a aratat ca va colabora cu Traian Basescu pe plan institutional. „Parada“ liberala a înmuiat beneficiile de imagine incontestabile obtinute de PD prin aceasta operatiune. A fost însa singura de succes. Alte teme pentru valorificarea rezultatului referendumului au fost sustinerea votului uninominal si reforma clasei politice. La votul uninominal, PD a fost nevoit sa se alature, fara entuziasm, PNL si PSD în sustinerea aceluiasi proiect de lege, fapt care disipeaza beneficiul de imagine. Fara entuziasm, pentru ca noul sistem nu-i convine: PD aduna 50% în sondaje în sistemul actual de vot, pe liste. În sistemul uninominal nu-si poate estima – cum nu pot nici celelalte partide – forta electorala. În ceea ce priveste reforma clasei politice – asociata de electorat cu votul uninominal – PD are putine sanse sa câstige batalia de imagine. Tema este una pur populista (clasa politica se reformeaza de la sine, în timp, iar nu prin decret sau prin Legea referendumului, care îsi va extrage politicienii tot din mediul politic actual, evident, din moment ce altul nu exista). Pe de alta parte, celelalte partide marseaza si ele la aceasta tema, falsa, dar aducatoare de voturi si obliga astfel PD sa împarta cu ele eventualele beneficii de imagine.
    În aceste conditii se poate spune ca, în încercarea de valorificare a rezultatelor referendumului, PD a înregistrat succese fragile si perisabile. Daca nu va gasi noi solutii, procentajul din sondaje va începe sa scada. Ce-i drept, are de unde.

  18. Destiny spune:

    Si o mostra a guvernarii PSD din normele caselor de asigurari de sanatate , pe care sunt sigura ca nu o cunoasteti :
    “Protezele mioelectrice sunt decontate numai amputatilor bilateral “.

    Ce tragedie trebuie sa i se intample unui om ca sa aiba dreptul la o proteza mioelectrica ?

  19. Alex spune:

    Aveti dreptate…e prea multa politica in vietile noastre!Felicitari pentru POZA!!!

  20. gabrielacretu spune:

    Cititi!? Admirabil lucru, c-a devenit rar…
    Inca mai aveti timp sa cititi!? Asta chiar e de invidiat.
    Mai aveti timp sa povestiti si la altii?! Asta e chiar de nesuportat.
    Nu mai scriu nimic despre stanga, dreapta, sus, jos si retur (ceea ce aveam de gand); ma duc sa citesc o carte.
    Am reusit astazi sa ajung la librarie (Ura!) si am luat (pe bani si la liber) o sacosa de carti. Ceva filosofie feminista, ceva sociologie politica, niste politici sociale si Amartya Sen, asa ca ma voi simti din ce in ce mai desteapta si din ce in ce mai inutila.
    Inutilitatea, din pacate, nu are nevoie sa fie probata, desteptaciunea, da… (se observa ca atacul este cea mai buna aparare; aviz amatorilor)

    PS
    Apreciez cunostintele pe care le aveti in lumea bloggerilor… Merci!

  21. 5767am spune:

    De ce ar trebui sa vorbim despre altceva decât politica când acesta este singura care produce distrugerea sinapselor si moartea neuronilor .Eu ,ca de obicei dl. Nastase fac ce fac si tot despre politica ajung sa vorbesc (nici macar “Crima si Pedeapsa ” nu este la fel de palpitanta ca doamna devenita curva pe nume “politica” ) . Acum am inceput sa citesc “Conceptiile politice ale secolului XX ” scrisa de Francois Châtelet si din care aflu ca socialismul nu este chiar asa de negru (nu ma refer la varianta lui Lenin de socialism ) mai ales conceptiile lui Hegel (care a influentat in mare masura pe Marx , Engels si de ce nu , Lenin). Cred ca la ora actuala Romania are nevoie de politicieni fara axe in cap si cu accente de jandarm regional fata de rusia (Bush face invitatii si noi ne aratam insigna de police man data cu imprumut ). C-am asta am avut de zis pe seara asta .

  22. Klaus Steinberg spune:

    Domnule Adrian Nastase,

    am citit toate articolele aparute in ziarele centrale de azi, 17.07. ,articole care faceau referire la dumneavoastra si la dl Geoana. Concluzia generala , intarita si de spusele domnului Geoana preluate de Cotidianul , este ca intr-adevar sunt in pregatire dosare in ce va priveste. Iata ce zice Cotidianul car fi declarat dl Geoana : „Blogul domnului Nastase este o chestie virtuala, Consiliul Executiv a fost ceva real“, a spus liderul PSD. Totusi, simbata, Geoana a avut o urare cu tilc pentru Nastase, atunci cind acesta din urma l-a sunat sa-i spuna „La multi ani!“. „I-am urat multa forta si sa reziste atacurilor politice care sint la adresa lui“, a relatat seful social democratilor.
    Tradus ar insemna : Adrian Nastase nu mai exista , eu sunt cel dicteaza si va fi asa cum azis “.
    Vad toata aceasta pregtire psihologica facuta pentru a da un impact mediatic noilor acuzatii si nu pot sa nu ma intreb: Cine este cu adevarat in spatele acestor masinatiuni ??? Doar Geoana si Basescu mi se pare prea putin. Cred ca telecomanda se afla in mana unor cercuri cu influentza mult mai mare . Sa fie din Orientul Apropiat ? Sa fie din Far West ? Sa fie amandoua ??? Un lucru e singur : trebuie sa luptati ca acele dosare ascunse sa fie scoase la lumina . Trebuie sa luptati pentru a accelera derularea proceselor !. Interesul lor este sa va tina blocat.Indiferent de mijloace.

  23. gheorghe smeoreanu spune:

    Am spus că îmi place ce faceţi aici şi am argumente să repet această apreciere.

  24. g1b2i3 spune:

    Domnule Adrian Nastase,sunteti un barbat foarte educat,cultivat,ne-ati povestit ce carti ati citit in weekend.Marturisesc ca am ramas surprinsa de cele scrise de dvs.;mai ales cand ati pomenit de cresterea camilelor in Dobrogea pentru a fi folosite la lucrarea pamantului.Am mai intrat odata in blogul dvs.(mie-mi place sa spun barlog in loc de blog) si am vazut o poza de-a dvs.din tinerete.Ati fost un baiat tare frumos;nici acum nu aratati rau.Nu sunt tanara,desi sufletul mi-e tanar,vreau sa va intreb ce fel de carti mai cititi,de fapt,intrebarea mea este;carti de dragoste cititi?Simtiti cateodata ca vreti sa fiti din nou tanarul indragostit?Aveti melodii preferate din tineretea dvs. pe care le ascultati cu multa emotie?Sper ca n-am fost prea indrazneata,dar mi se pare firesc ca si un politician sa simta si sa doreasca ca orice om.Gabi D.

  25. iwo spune:

    hai, nenea nastase, zau, nici o jena? dupa atatea porcarii de stenograme? dupa atatea porcarii de sforarii? O farama de rusine n-ar strica. Marius M si Maria Barbu, calmati-va, oameni buni, ca daca intra Romania pe mainile lui Nastase, pleca juma din tara in Uganda. As fi stat si 5 ore la coada ca sa votez impotriva. N-am stat decat 3, pe rue d’exposition. Nenea Nastase, ai fost jalnic si esti si mai jalnic. Spatiul public ar fi mai curat fara tine.

  26. iceflame spune:

    Eu am sa va povestesc ceva si mai interesant.O camila din Dobrogea inca mai exista in Romania de azi.Numai ca sa incrucisat cu un strut aciuat pe aici dupa o migratie mai veche a speciei si cu o maimuta facuta cadou romanilor de catre Marele Circ din Moscova.Aceasta fiinta stranie,exista astazi,traieste si actioneaza.O puteti vedea aproape zilnic la televizor,este maimuto-struto-camila ce conduce(sau distreaza )PSD,dar mai ales pe oponentii acestuia.Retineti ca nu am spus nimic despre numele unor distinsi domni ca;Iliescu,Vanghelie,Geoana.

  27. iwo spune:

    asa, moderati, moderati, cu moderatia! Sunteti jalnici! Raus!

  28. Klaus Steinberg spune:

    Iwo,( sau cine esti) nu crezi ca ar trebui sa fi mai civilizat ??? Simti nevoia unui vocabular de Ferentari ??? Nimic mai simplu : mergi mata pe Cotidianul sa E.Z. si potzi sa strigi ” Raus ! ” cat vrei . Sau , fa-ti mata un site si scrie ce vrea gustul matale de ” educat “.

  29. Iancu Motu spune:

    Stimate D-le. Adrian Nastase,
    M-a amuzat ( fara nici o rautate din parte-mi) mica “intepatura” la adresa lui George Maior, ca posibil traducator. Sa fie o trimitere si catre “ilustrul sau parinte ( Liviu George Maior?) Dincolo de toate acestea faptul ca un ex-premier al Romaniei mai si lectureaza, din cand in cand, chiar si la Cornu, este un gest de pura civilitate fata de sine insusi si fata de tara in care se zice ca ar mai activa politic. Si, dincolo de toate cele scrise de ceilalti cititori de pe blog, faptul ca ne incapatanam sa “facem politica” arata ca, totusi, nu ne este chiar indiferent ce se petrece in jurul nostru. Stiu, este o boala veche romaneasca, veche de peste 150 de ani. Nu se trateaza asa usor si, poate, nici nu ne-ar sta bine sa ne “vindecam” de ea. Nu ne-ar sta bine deoarece ne-ar mai muri inca un pic din vivacitate, din acel ceva care seamana cu vointa de a exista. Nu sunt un fan al Dvs. N-am fost si, probabil, nu voi fi niciodata. Dar nu pot sa nu compar eleganta ( aparenta ori reala) cu marlania, nu pot sa nu compar rafinamentul cu intovarasirea de cartier a ceea ce este astazi PSD. Unul dintre colaboratorii Dvs. din anii 2000-2002, ma gandesc la Cozmin Gusa, imi spunea ca ati avut intentia de a reforma PSD. Nu l-am crezut niciodata. Aceasta deoarece socialistii din Romania nu s-au putut reforma niciodata pentru simplul motiv ca n-au avut ce reforma. Ce miscarea socialista a existat in Romania si cand? Ca istoric stiu foarte bine ce a insemnat asa-zisa miscare socialista de la noi. O jalnica si ridicola copie a unor idei ciupite de pe ici de colo de prin Europa si de prin spatiile narodnicismului rusesc. Asta nu a inteles PSD-ul actual. Dupa cum nu a inteles, inca de la inceput, ca a defila cu comunisti resapati nu”da bine”. Vorba unui alt personaj extrem de simpatic al scenei noastre politice, Dl. Roman, suna ca dracu’! Cum sa faci socialism ( ca miscare) cu un popor care, structural, este de dreapta? Cum sa faci socialism cu tarani? Am scris tarani, nu fermieri! Cum sa atragi inteligentele unui popor catre stanga cand intelectualii din Romania sunt atat de tacuti incat nu-si mai aud nici propriile lor ganduri ( atunci cand le mai au) ? Cum sa modernizezi o caruta? Ii pui o oiste mai lunga sau ii adaugi zorzoane? Ca istoric va spun ca ar fi trebuit sa incepeti, modernizarea, cu insasi tagma din care fac parte. Sa incurajati, in calitate de premier, ca ministerul groazei ( a invatamantului) sa restructureze total programele scolare, sa capacitati marea muta, tacuta si suferinda a cadrelor didactice sa ridice capul, sa scrie ( cine poate), sa dea de pamant cu balastul din manuale, sa dea de pamant cu impostura. Mai trebuia sa aveti in vedere o politica editoriala serioasa capabila sa schimbe, radical, mentalitati vechi de 2 secole. Dar cate ar fi trebuit sa faceti! Nu stiu ce v-a oprit. Poate Ion Iliescu, poate o atitudine care parea, atunci, normala in fata altor probleme cu mare impact. Dar modernizarea unei tari, a unei directii politice, fie ea si de stanga, se incepe de jos, nu de sus! Si, bineinteles nu se face cu o echipa in care cel putin jumatate au alte interese. Nu v-ati gandit, nici o clipa, ca un esec in reformarea nereformabilului (PSD) ar putea sa va coste”capul”? Suntem de aceeasi varsta si ar fi trebuit sa stiti ca o minima prudenta face tot atat de mult precum o intrare in forta. Or cu forta n-ati prea stat bine. Pai, vorba unui tip pe nume Napoleon daca tot e tras vinul macar sa-l bem! Nici nu l-ati tras tot si v-ati si oprit la jumatatea primului pahar! Nu stiu daca veti mai putea reveni in prima linie a politicii noastre. Nu ca n-as vrea sa va vad acolo. Parca, parca tot este mai bine cu un om politic ca Dvs. decat cu genul primarele are este. Care este, pe persoana fizica, una dintre armele lui Iilescu si a altor ‘telectuali din zona. Nu va dau sfaturi. Dar o sugestie s-ar putea sa va prinda bine. De ce, in locul grupului de la Cluj ( pe Basil Puscas il stiu bine, este un om de serios; Dancu, cand nu le infloreste cu sondajele este valabil, iar Ioan Rus, de asta sa va feriti ca Iliescu de Biserica!) nu v-ati face un grup de la Bucuresti? Cu o componenta de baieti subtiti ( la modul serios) gen dr. Oprescu – dincolo de orice restentimente ori dueluri personale- un grup care sa spuna cate ceva. Stiu, este greu, chiar foarte greu sa recuceresti o “cota” cand iti lipseste artileria, sprijinul aer si cand infanteria marina este formata din puscasi-paraiasi sau prastieri de lunca. Dar cine a zis ca este usor sa iei puterea intr-un partid? Bine, veti zice ca baietii subtiri s-au “distantat” ( asa, dintr-o data si cam brusc). Nu vreau sa fiu rautacios! Si eu m-as fi distantat mai ales dupa ce ati comis enorma gafa ( stiti diferenta dintre gafa si eroare inca de la magistul Talleyrand) de a va deschide casa in fata… presei! Parca o vad pe Doamna Nastase cum abia reusea sa nu izbucneasca! Daca eram in locul doamnei va tranteam cu un facalet, cu o cratita sau cu una din armele de colectie direct in moalelel capului! Pai de cand spatiu privat al unui om, fie el si Adrian Nastase, trebuie sa fie invadat si dat la ora de maxima audienta? Ce sunteti, Oana Zavoranu? ( si fiindca veni vorba de casa Dvs., tineti tablourile intr-un spatiu impropriu pentru expunere, e ingust si luminat inadecvat; pentru armele acelea va invidiez, iubesc si eu tot ce tine de arme, mai ales armele albe) Sa revin. Cum de v-ati gandit sa va expuneti casa, familia, la niste facaturi? Nici macar hiene, ca nu au scoala hienelor de presa. Sunt niste biete javre latratoare si haulitoare in fata ciolanului aflat in vitrina macelariei. Cum de nu v-ati gandit, daca tot veni vorba de presa, sa va “faceti” un ziar? Cum sa reformezi cand nu poti comunica? Cum sa vrei reforma cand unii iti canta in struna ceea ce cred ei ca vrei sa auzi, fara sa-ti spuna NU de ori cate ori este cazul? De ce n-ati facut……. si ar urma multe de spus. Poate cu alta ocazie. Poate dupa lecturi si dupa incercarea de comunicare cu cititorii blogului, cine stie poate si dupa o discutie cu unii si altii.
    In rest, vorba lui Niculai C. Munteanu, sa auzim numai de bine!

  30. SuKaRiT spune:

    ( 1 ) N – as putea avea rabdarea dumneavoastra , e prea greu de digerat o asa carte . Dar daca cineva imi face un rezumat , e O. K . ( 2 ) Acum , dupa mai bine de un veac , altfel stau lucrurile . La cat de mult s – a schimbat clima si la cat de ” acasa ” se simte nisipul prin zonele alea , a creste camile ar fi o afacere rentabila , nu ? ( 3 ) Sunt atatea persoane interesante in istoria noastra despre care ( din pacate ) nu stim nimic . Abia daca aflam uneori , din intamplare , ca au existat si ca erau romani . . . E prima data cand aud de G. Bagulescu . Ma tem ca nu stiu aproape nimic despre diplomatia Romana interbelica . Stiu cat de extraordinar a fost Titulescu , si . . . cam atat . ( 4 ) Deocamdata fac o pauza de Base . Oriunde apare , schimb rapid canalul . Cu restul e mai greu , ma omoara curiozitatea . . . ( 5 ) Caldura mare , ce mai , canicula in toata regula ! La propriu si . . . la figurat .

  31. Vlady PENESCU spune:

    Domnule NASTASE,

    Doriti o revenire in forta, atunci va propun solutia si cheia succesului.
    O noua forta politica, plecata de la zero dar cu suflet si sinceritate.
    Aceasta solutie technica se compune din urmatoarele etape :

    Demisia Dvs. din latrina psd
    Demascarea a tot ce este compromis si daunator natiunii din dec 89 in prezent
    Dezechilibrarea partidelor politice prin demascari la subiect
    Propunerea unui projet de guvernare cu NASTASE lider national
    Etc,

    Aveti curajul ati câstigat, altfel pierdeti timpul, mâine la 65 ani sunteti terminat.

    Din grupul Dvs. trebuie sa aveti numai tineri scoliti in tara si strainatate.
    In spatele lor oamenii capabili, recunoscuti moral si profesional in societatea civica nationala.

    Atrageti tot ce este excelent din alte partide si din viata economica.
    Cred ca ati inteles, la treaba Domnule Adrian Nastase, epoca de a aparea pe sticla la 10 Tv pe zi s-a terminat, natiunea are nevoie de concret.

    Nicolas SARCOZY sa va fie exemplul zilnic, si nu uitati mai aveti un Traian BASESCU care a inteles bine lectia.

    Cu stima,

    Vlady

    NB

    Comunicarea directa trebuie sa fie arma de lupta a liderului, inca mai sunteti in turnul de fildes, luati exemplul politicienilor din Elvetia.

  32. iceflame spune:

    Klaus Steinberg; are dreptate Geoana;blogul lui Nastase este ceva virtual.Culmea este ca,desi are toata puterea in mainile sale,rezultatele realului lui Geoana sunt cu mult sub ceea ce realizeaza Adrian Nastase avand doar coltul acesta de virtual…Sa fii presedintele in exercitiu al unui colos politic de talia PSD,si sa te situezi acolo unde sta Geoana in materie de popularitate,asta e un paradox demn de cartea recordurilor.De fapt,suntem pusi in fata unui dublu paradox.Geoana pare a avea totul,insa nu are nimic,Nastase,desi pare ca nu are nimic,controleaza de fapt situatia.Este si acesta un indiciu al eficientei nu credeti?Sunt de acord cu dumneavoastra;scopul principal al jocurilor politice care se fac la nivelul conducerii PSD si care este usor de dedus din combinatiile subterane cu celelalte partide,este blocarea lui Nastase.Saltimbancii politici nu il pot suferi(Geoana este un exemplu mai mult decat graitor),iar adversarului principal si cu adevarat valabil(Traian Basescu),situatia ii convine de minune pe moment.Sunt convins insa ca mascarada in interiorul PSD se apropie de sfarsit si ca acest partid se va trezi din amorteala actuala.Anestezicul Geoana,incepe sa isi piarda din efect.Bolnavul se trezeste si va vedea rezultatele operatiei efectuate de marele specialist Vanghelie,in timpul detasarii lui Oprescu la Vascautii din Deal…

  33. iceflame spune:

    Salut IWO.Vrei cu adevarat un spatiu public mai curat?Asculta de sfatul lui Steinberg.Succes!

  34. Gigi spune:

    Dl. Nastase: Blogul dvs. este deosebit de bun. Daca il scrieti dvs. (eu sunt convins ca da), trebuie sa recunosc ca m-ati surprins positiv.

  35. Karin spune:

    @ Klaus Steinberg
    @ Iceflame

    din pacate asta e nivel marilor filozofi pastoriti de humanitasul liiceanu … daca le iei patalamalele nu mai ramane decat o gasca de cartier…
    oare cum o sta Uganda cu finantarile soros?

  36. marsili spune:

    Excentricitatile boierilor romani sunt in general cunoscute. Dar despre atlceva doresc sa va scriu. George Maior, traducatorul lucrarii cu pricina a fost redactor al ziarului brasovean “Gazeta Transilvaniei” si o personalitate marcanta a Astrei (corect: Asociatiunea transilvana pentru literatura romana si cultura poporului roman; denumirea de Astra era considerata inca din epoca o facatura menita sa scape asociatiunea de la desfiintare; a existat si un razboi al statutelor cu statul maghiar, este o alta poveste…); de numele lui Maior se leaga initiativa infiintarii primelor biblioteci ambulante (citeste itinerante) ale Asociatiunii, propusa in adunarea generala de la Sebes din 1894. Acest sistem facil de informare si culturalizare a romanilor supusi din Imperiul Austro-Ungar se va raspindi rapid in intreaga Transilvanie. De mentionat ca la stringerea de fonduri pentru alcatuirea acestor biblioteci au contribuit masiv si romanii “de dincolo.” George Maior era originar din partile muresene, fiind un excelent vorbitor de limba germana. Si inca un fapt nu lipsit de importanta. In timp ce, in Vechiul Regat se experimentau camilele, in Tara Birsei agricultura era intensiva si in intregime mecanizata. De acolo se exportau masiv pana in Anglia, cereale, fructe si produse alimentare. Untul de exemplu era transportat la Hamburg in vagoane frigorifice.

  37. Remy spune:

    Domnule PENESCU,

    Cred ca ati sesizat exact ce vrea Domnul Nastase o revenire in velur, ceva stil rugaminte au Dieu “Adrian NASTASE” salveza-ne.

    Puterea se câstiga prin lupta si sacrificii, nu stiu daca ANA a inteles.

    Va felicit Domnule PENESCU

    Remy

  38. Klaus Steinberg spune:

    Ce o sa urmeze ????

    Brusc , dupa aparitia intrebarilor lansate pe Blog de catre domnul Nastase , intrebari care-i vizau pe Geoana, Basescu si Morar, ziarele noastre ” de bine ” au trecut la publicarea unor articole zeflemitoare la adresa dansului. Sigur, asta nu e decat ” o pura intamplare ” dupa cum tot ” o pura intamplare ” este si faptul ca respectivii haitasi nu sunt curiosi sa afle adevarul despre numitele dosare.
    Domnule Nastase,
    ca unul care am facut ” n” sinteze si prognoze in cei 27 de ani de cariera, va rog a nu trata cu nonsalanta aceste fapte , fapte ce pot parea a fi disparate dar care, in realitate, sunt coordonate de la un singur pupitru. Nu vetzi avea nici o sansa de reusita daca nu va constituitzi un grup de
    initiativa compus din oameni de caracter care sa va ajute. Technica pe care se merge acum este denigrarea dumneavoastra , persiflarea , astfel incat noile facaturi sa poata prinde mai repede la vulg atunci cand vor fi aruncate pe piata. Acst Blog a inceput sa deranjeze , astfel ca au aparut deja persoane care sunt puse sa compromita aceasta forma de exprimare. Cred ca moderatorii trebuie sa fie mai atenti cu aceste persoane care nu sunt in stare sa respecte un minim de decentza.
    Cu sinceritate,
    al Dvs,
    K.S

  39. VIC spune:

    Vom avea ocazia sa asistam la o declaratie de sinceritate din partea Domnului Adrian NASTASE la revenire cât si la patriotismul sau de cetatean român

    Vic

    NB

    Va urez succes Domnule NASTASE.
    Am remarcat ca Domnul DARIUS este in vacanta sau ordinul dat a fost confirmat prin prezenta pe blog a mai multor opinii

  40. RIC spune:

    Ce parere are fostul premier Adrian NASTASE.
    Este o gogoasa electorala, cum va fi asumata de viitorul guvern a lui Nastase in cazul unei reveniri in forta ?

    Merci et meilleures salutations,

    RIC

    Scrisoare
    Guvernului catre Basescu privind majorarea pensiilor
    17 Iulie 2007

    Efectele dezvoltarii economice, vor permite, in 2008, o crestere a pensiilor cu 43% fata de nivelul actual.

    Guvernul isi reafirma pozitia potrivit careia exista resursele necesare majorarii pensiilor in anul 2008 cu 43% – ca o consecinta a dezvoltarii economice, a castigurilor salariale si a numarului de salariati, fara majorarea unor impozite sau taxe si cu respectarea calendarului privind introducerea pilonului doi de pensii si reducerea CAS – precum si conditiile ca pana in 2013 aceasta majorare sa fie sustenabila, se arata in scrisoarea Executivului transmisa presedintelui Traian Basescu.

    Prezentam integral textul scrisorii:

    “Domnului Traian Basescu, Presedintele Romaniei

    Stimate domnule Presedinte,

    Avem onoarea ca, in legatura cu Legea de modificare si completare a Legii nr. 19/2000 privind sistemul public de pensii si alte drepturi de asigurari sociale, sa va prezentam o serie de precizari, in baza mandatului pe care l-am primit din partea domnului Prim Ministru.

    Dupa cum va este cunoscut, incepand cu 1 ianuarie 2007, Romania, ca stat membru al Uniunii Europene, aplica prevederile Cartei Social-Europene. Conform art. 23 din Carta, Romania trebuie sa respecte dreptul persoanelor varstnice la protectie sociala in sensul asigurarii unor resurse suficiente care sa le permita o existenta decenta.

    Asumarea unei decizii politice precum este cea privind majorarea pensiilor este un atribut institutional al Guvernului care, prin mecanismele democratice prevazute in Constitutie, raspunde in fata Parlamentului pentru deciziile sale. Aceasta decizie a fost sustinuta deja de Parlament prin adoptarea Legii de modificare si completare a Legii nr. 19/2000 privind sistemul public de pensii si alte drepturi de asigurari sociale.

    Guvernul Romaniei isi asuma, asa cum a facut in permanenta de la investire si pana in prezent, obligatiile interne si externe ce decurg din Programul de Guvernare aprobat de Parlament si din calitatea de membru al Uniunii Europene. Aceste obligatii vor fi incluse si in constructia bugetara a anului 2008 si se refera la alocatii consistente pentru domeniile prioritare: educatie, sanatate, infrastructura, agricultura, asistenta si asigurari sociale precum si plata contributiei Romaniei pentru bugetul comunitar si pentru absorbtia fondurilor europene.

    Garantia indeplinirii obligatiilor asumate decurge in primul rand din modul in care Guvernul si-a onorat angajamentele din Programul de Guvernare. Produsul intern brut a crescut in anul 2006 fata de 2005 cu 18,9% in termeni nominali, respectiv 7,7% in termeni reali. Anul 2007 este prognozat cu o crestere a PIB-ului de 14% in termeni nominali, respectiv 6,5% in termeni reali. Aplicarea cotei unice a dus la cresterea spectaculoasa a incasarilor bugetare dar si la o sporire a castigurilor angajatilor si intreprinzatorilor.Toate acestea s-au reflectat intr-o crestere a veniturilor bugetului asigurarilor sociale de stat in perioada 2005 – 2007 cu peste 40%.

    Dupa cum se stie, angajamentul din Programul de guvernare cu privire la majorarea pensiilor prevede o crestere cu 30 % in termeni reali.

    Situatia cresterii procentuale a punctului de pensie pentru perioada 2004 – 2007 se prezinta astfel:

    Data Cresterea procentuala a punctului de pensie
    Ian. 2005 3,0 %
    Ian. 2006 9,3 %Sept. 2006 5,0 %Total 2006 14,8 %
    Ian. 2007 16,8 %Sept. 2007 5,0 %Total 2007 22,6 %

    Valoarea nominala a punctului de pensie va creste de la 286,95 lei in decembrie 2004 la 416,01 in septembrie 2007, deci o crestere procentuala de 44,98 % iar in termeni reali: 26,3 %.

    Situatia pensiei medii in termeni nominali pentru perioada decembrie 2004 –decembrie 2007 se prezinta astfel:

    Data Pensia medie de asigurari sociale in termeni nominali
    Decembrie 2004 252 lei
    Decembrie 2006 325 lei (crestere de 28 % fata de 2004)
    Decembrie 2007 407 lei (crestere de 61 % fata de 2004)(dupa majorarea de la 1 septembrie 2007)

    Avand in vedere dezvoltarea economica sustinuta din ultimii ani, cresterea mai importanta a pensiilor asa cum este prevazuta pentru anul 2008 se inscrie intr-o logica fireasca a acumularilor, deplin sustenabila economic.

    Efectele dezvoltarii economice, a castigurilor salariale si a numarului de salariati vor permite, in anul 2008, o crestere a pensiilor cu 43%, fata de nivelul actual si, in consecinta, cresterea punctului de pensie de la 396 lei la 568 lei, respectiv 37,5% din salariul mediu brut.

    Toate aceste masuri se vor realiza fara majorarea unor impozite sau taxe precum si prin respectarea calendarului privind introducerea pilonului doi de pensii si reducerea CAS.

    Potrivit datelor furnizate de Comisia Nationala de Prognoza, in perioada 2009-2013 Romania va inregistra o crestere economica intr-o medie anuala de aproape 6% pe an, iar numarul locurilor de munca va creste cu 400.000, ceea ce garanteaza majorarilor de pensii din anul 2008 un caracter sustenabil.

    In ce priveste prevederile proiectului de lege a pensiilor privind anul 2009, indeplinirea acestora va depinde de modul in care viitorul Guvern va intelege sa-si reasume acest obiectiv si sa-si ordoneze prioritatile.

    In concluzie, Guvernul Romaniei isi reafirma pozitia potrivit careia exista resursele necesare majorarii pensiilor in anul 2008 cu 43% – ca o consecinta a dezvoltarii economice – precum si conditiile ca pana in anul 2013 aceasta majorare sa fie sustenabila. In acest fel Guvernul isi va duce la indeplinire obiectivul central al mandatului sau si anume dezvoltarea economica si punerea acesteia in slujba bunastarii cetatenilor, cu deosebire in favoarea categoriilor celor mai defavorizate ale tranzitiei.

    Cu deosebita consideratie,

    Varujan Vosganian, ministrul Economiei si Finantelor, Paul Pacuraru, ministrul Muncii, Familiei si Egalitatii de sanse”.

  41. SuKaRiT spune:

    @ marsili : MULTUMESC pentru informatii . Stiam , dar uitasem . Nu e rau sa ni se mai reaminteasca din cand in cand . . .

  42. FANNY spune:

    Si acum o intrebare de 50 Eu pentru Domnul Ex Prim Ministru.
    Crede ca Ancheta in cazul ion iliescu este pe drumul bun ?

    Procurorul militar Dan Voinea renunţă la epoleţii de general
    de Gabriela STEFAN | 17 IULIE 2007

    Până să vină Dan Voinea, procurorul general Kovesi a mutat „Revoluţia“ şi „Mineriada“ la parchetele civile
    Procurorul general al României, Codruţa Kovesi, a dispus, ieri, declinarea dosarelor Revoluţiei şi Mineriadei din 1990 către procurorii civili. Din echipa de anchetatori va face însă parte în continuare şi procurorul militar Dan Voinea, cel care de 17 ani tot plimbă aceste dosare fără un rezultat concret. Soluţia care a permis cooptarea acestuia în echipa de procurori civili îi aparţine lui Dan Voinea însuşi, care a venit cu propunerea de a fi trecut în rezervă.

    Cu alte cuvinte, procurorul militar Dan Voinea va intra în civilie şi va renunţa la epoleţii de general numai ca să rămână aproape de fostul preşedinte Ion Iliescu şi ceilalţi învinuiţi din cele două dosare.

    Decizia de ieri a procurorului general Codruţa Kovesi de a dispune declinarea dosarelor în care sunt cercetaţi şi civili alături de militari survine exact în ziua în care în Monitorul Oficial a fost publicată decizia Curţii Constituţionale care a tranşat această controversată problemă a competenţei magistraţilor militari.

    Ministerul Public a informat ieri că una dintre soluţiile identificate pentru soluţionarea operativă a dosarelor Revoluţiei şi Mineriadei este şi această propunere făcută de Dan Voinea. Parchetul mai precizează însă faptul că, şi anterior deciziei Curţii Constituţionale, procurorul general a pus la dispoziţia procurorului Dan Voinea “tot suportul logistic necesar soluţionării acestor cauze”.

    Curtea Constituţională – în urma unei decizii de condamnare la CEDO a statului român – a stabilit că judecarea civilului de către o instanţă militară, doar pe considerentul că fapta a fost săvârşită împreună cu un militar, încalcă dreptul acestuia de a fi judecat de un tribunal imparţial şi independent, aşadar, implicit,

  43. Draghi Puterity spune:

    Cand ma gandesc la Geoana imi vine minte o vorba “murfologica”: Never attribute to malice that which can be adequately explained by stupidity.

    Totusi, cred si eu ca si Klaus Steinberg, ca in spatele demontarii sistematice si machiavelice a lui Adrian Nastase e mai mult decat un prostanac si un manelsit alcoolizat. Nastase reprezinta garantia ca in Romania lucrurile vor merge rapid spre bine. Cine are interesul ca in Romania lucrurile sa mearga prost? Si de ce?

    L-am intrebat pe AN cine crede el ca e in spatele acestor mizerii. Mi-a raspuns ca Basescu. Sper ca a fost doar un raspuns diplomatic, si ca el cunoaste sau intuieste adevarul.

    Apropo, la un talk show, cred ca “Miezul Problemei” Plesitza declara ceva de genul ca Nastase ar fi un “agent dublu acoperit”. Sa i se traga totul lui Nastase de la fosta “securitate externa”, cu care atat Basescu cat si Geoana par sa aiba legaturi de suflet?

    Tare as vrea sa inteleg…

  44. ASTROLOGU'lu'PESTE spune:

    @ g1b2i3 : Citeste horoscopul unui RAC si ceva – ceva din personalitatea ascunsa a celui ” interpelat ” vei putea intui . . . Nu intreba un barbat despre asa ” fineturi ” , se va simti obligat sa faca pe duru’ in privinta asta . . . Un roman de dragoste ? Muzica ROMANTICA ? Poti sa – i picuri cu ceara , nu va recunoaste nici unul . . .

  45. SuKaRiT spune:

    @ g1b2i3 : Citeste horoscopul unui RAC si ceva – ceva din personalitatea ascunsa a celui ” interpelat ” vei putea intui . . . Nu intreba un barbat despre asa ” fineturi ” , se va simti obligat sa faca pe duru’ in privinta asta . . . Un roman de dragoste ? Muzica ROMANTICA ? Poti sa ne picuri cu ceara , nu vom recunoaste nici unul . . .

  46. Dani spune:

    @Klaus Steinberg

    Eu cred ca le este tare frica de tot ce stie dl. Nastase. Care pana acum a tacut. Si care se pare ca incepe sa vorbeasca, dupa ce toata lumea l-a sfatuit acelasi lucru atat timp.

    Si incep sa le tremure….hainele de pe ei. Asa ca trebuie sa ne pregatim pentru noi si noi atacuri, unele mai urate si mai murdare decat altele. Ca asa e politica damboviteana.

  47. radu popa spune:

    Si ce se mai poate, cand nimic nu se poate? “Blogul dlui Nastase e ceva virtual, in schimb, CEx. este ceva real” HAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

    Si la inceput, nu puteam sa-l vad….
    HAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

  48. silvia spune:

    subscriu afirmatiilor lui iwo.

    tot blogul asta si toti lingusitorii D-lui Nastase (care cad in nas de admiratie, vai!) impreuna cu Domnia-Sa, e jalnic rau de tot! dosarele alea penale nu sunt degeaba, nu sunt facute la comanda politica, au la baza mizeria morala a Domnului Nastase si educatia sa profund comunistoida.
    asa ca lasati-o mai moale cu admiratia… aerele de mare literat ale D-lui Nastase imi fac scarba!
    intoarcerea D-lui la conducerea partidului ar fi semn de mare putreziciune. avem nevoie de un partid de calibrul PSD. nici cu Geoana nu e bine de loc, dar nicicum cu Dvs.
    Poate cu D-l Rus ar mai fi o sansa sa se curate partidul asta plin de vechi securisti corupti!

  49. Vali spune:

    …am fost la Cornu de curand. Este frumos. Poti sta sa citesti in liniste. Zona este linistita si bine dezvoltata. E curat si ingrijit. Este un mic colt de rai.
    Asa ar trebui sa fie toata Romania. Linistita si curata. De frumoasa este, ca asa a dat Dumenezeu. Din nefericire nu s-a ocupat si de oameni. Cred ca a considerat ca daca le da o tara frumoasa se vor ocupa ei sa o ingrijeasca. S-a inselat.
    Nu stiu cand, dar sper ca la un moment dat cei ce ne conduc sa se imbogateasca atat de mult incat sa se sature de sportul asta si sa intoarca privirea si catre tara.
    Sa se ocupe de ea asa cum s-a ocupat dl. Nastase de Cornu. Sa avem strazi care sa ne nauceasca cu perfectiunea lor. Sa mergem pe strazi in sandale si sa nu ne murdarim de praf. Sa se construiasca dupa planuri de urbanism bine fundamentate. Sa fim protejati social. Sa fim ocrotiti si sa ne simtim bine si mandri la noi in tara. Sa stim pentru ce muncim.
    Abia atunci poate ca ne vom lua privirea de la politicieni si ne vom vedea de treaba noastra iar ei de a lor.

    Implinesc 32 ani si ma bucur ca, fiul meu va prinde alte vremuri. Eu le-am prins si pe cele trecute si pe cele prezente si nu am cazut pe spate de fericire. Poate ca el, fiul meu va fii mandru ca este roman intr-o Romanie cu oameni frumosi.

  50. RIC spune:

    În absenţa unei guvernări coerente care să găsească soluţii la problemele celor mulţi, din postura sa de partid de opoziţie, PSD a lansat o serie întreagă de teme de interes general. Printre acestea se numără majorarea pensiilor, problema agriculturii, cea a medicamentelor compensate, situaţia din educaţie, toate figurând, de altfel, în programul PSD „România socială“, lansat la sfârşitul anului trecut. Această evidenţă clară a paternităţii temelor nu i-a împiedicat pe cei aflaţi accidental şi efemer în „fruntea bucatelor“ să-şi aroge merite pe care nu le au. Pe acest fond, deloc demn de invidiat, PSD se foloseşte de toate armele pentru a-şi impune proiectele şi, implicit de a veni în sprijinul celor mai oropsiţi dintre români. E adevărat, un merit ar putea să-l aibă şi Guvernul Tăriceanu, care, în ceasul de pe urmă, a înţeles din ce direcţie bate vântul… electoral.

    Lansat la finele anului trecut, proiectul PSD „România socială“ a devenit în ultimul timp un subiect de inspiraţie, dacă nu de furt, pentru cei aflaţi la putere, inclusiv pentru preşedintele Traian Băsescu. Pentru cei care nu ştiu sau care doresc să treacă sub tăcere acest lucru, reamintim că PSD a lansat încă de anul trecut un proiect echivalent cu cel al Partidului Socialiştilor Europeni, intitulat „România socială“, care ar putea fi asimilat cu lejeritatea unui program de guvernare. În respectivul program, PSD prezenta o serie întreagă de soluţii în vederea asigurării unei creşteri economice constante, redistribuite în mod echitabil în societate şi un sistem de pensii echitabil. PSD viza şi investiţiile în educaţie, sănătate şi mediu pe care le trata dintr-o perspectivă productivă, şi nu doar ca o cheltuială socială. Deşi social-democraţii au tot încercat să-şi facă înţelese ideile, în decurs de aproape un an ei s-au lovit de nepăsarea „puterii portocalii“, cum numea Mircea Geoană Alianţa PNL-PD. Odată cu plecarea democraţilor de la guvernare, lucrurile au început să se schimbe. În conjunctura creată, în care liberalii au rămas aproape singuri la guvernare, fără un sprijin parlamentar majoritar şi fără un program coerent de guvernare, PSD a exploatat, în mod firesc, momentul şi a continuat să lupte pentru programul său. Fiecare pas câştigat a însemnat pentru strategii partidului o adevărată luptă, care încă nu s-a sfârşit. Primul succes al PSD a fost consemnat odată cu votarea legii pensiilor, în 28 iunie, ultima zi a sesiunii parlamentare. Din acest moment, fiecare dintre partide a încercat să crediteze ideea că această lege îi aparţine. Guvernul care iniţial era reticent ideii de majorare a pensiilor a fost adus pe „calea cea bună“ şi a găsit resursele necesare pentru susţinerea financiară a acestor majorări. Preşedintele Traian Băsescu nu vrea nici el să rateze capitalul de imagine şi „face fiţe“ declarând că Legea pensiilor va fi promulgată, dar că atunci când va face acest lucru vrea să aibă convingerea că ea va fi aplicată şi a solicitat Guvernului să prezinte fundamentarea bugetului de asigurări sociale din care se plătesc pensiile. În aceste condiţii, preşedintele PSD Mircea Geoană a propus Consiliului Executiv Naţional al partidului ca, dacă preşedintele Traian Băsescu nu va promulga Legea pensiilor în termenul prevăzut de Constituţie, PSD să solicite convocarea unei sesiuni extraordinare a Parlamentului „pentru a confirma, o dată pentru totdeauna, ca, de la 1 ianuarie 2008, pensionarii României să aibă o creştere de 43% a pensiilor şi în 2009 să putem merge la cei 45% punctul de pensie, conform legii PSD aprobată de Parlament“, a spus Geoană, în discursul rostit în deschiderea şedinţei Comitetului Executiv de ieri al PSD.

    O altă temă din „România socială“ fost preluată în această săptămână de însuşi Traian Băsescu a fost cea legată de educaţie. În mod corect, PSD a ripostat, preşedintele Mircea Geoană făcând un apel către toate formaţiunile parlamentare, astfel încât, în cursul săptămânii viitoare, să participe la o întâlnire privind încheierea unui pact politic naţional privind educaţia.

    „Apelul nostru către celelalte partide parlamentare este ca, săptămâna viitoare, să organizăm o întâlnire între conducerile şi responsabilii de domenii, în vederea încheierii unui pact politic privind educaţia, în care, pe un ciclu lung de timp, să putem să avem un cadru politic agreat ca, indiferent cine vine la guvernare, să avem predictibilitate şi o ţintă comună“, a precizat Geoană.

    El a apreciat că „lipseşte un acord politic transpartinic multipartizan, în care toate forţele parlamentare importante să cadă de acord că tema educaţiei şi a formării permanente reprezintă prioritate pe termen scurt, mediu şi lung“.

    „Poziţia PSD este de implicare într-un proiect legat de educaţie. Invităm partidele parlamentare la o primă dezbatere privind pactul politic naţional pentru educaţie“, a adăugat Geoană. Tot ieri, liderul PSD a enunţat o altă temă de larg interes – proiectul de buget pe anul viitor. Mircea Geoană a cerut factorilor abilitaţi din PSD ca, până la sfârşitul lunii august, să elaboreze un proiect alternativ de buget, care va fi supus dezbaterii Parlamentului în toamnă.

    „Solicit vicepreşedinţilor şi şefilor de departamente să pregătească în cursul acestei veri, până la finalul lunii august, proiectul de buget alternativ socialdemocrat, pe care îl vom pune în discuţia Parlamentului în sesiunea parlamentară de toamnă“, a spus Geoană.

    „Sarcina transmisă vicepreşedinţilor este ca, până la final de august, să venim cu un proiect propriu de buget alternativ social-democrat, care să respecte proiectul nostru politic „România socială“ şi care să răspundă problemelor sociale şi economice“, a subliniat Geoană.

    Liderul PSD a criticat faptul că, până în acest moment, dezbaterea bugetului a reprezentat o simplă formalitate, în care guvernele succesive prezentau o variantă de buget, care trecea prin Parlament, mai mult sau mai puţin negociat.

  51. Klaus Steinberg spune:

    Dear Silvia,

    uite , vezi mata , faptul ca echipa domnului Nastase iti permite sa scri ca blogul si cei ce au aceleasi convingeri cu ale matale sunt jalnice ( in mod normal nici nu ar fi trebuit sa postezi daca nu iti place ) , faptul ca ti se permite sa postezi ,atat de civilizat si de la inaltimea Feleacului , ca ” aerul de literat al domnului Nastase iti face scraba , denota ca baietii din echipa sa au trecut deja cu bagaje cu tot in echipa RGB ( Rus ,Geoana , Basescu ).
    Faptul ca in afara de a ne jigni pe noi nu mai putetzi scrie si altceva ,e de intzeles: Ce n-a invatat Silviutza nu are cum sa stie Silvia !

  52. swan spune:

    aseara, pe realitatea, la emisiunea “1+1″, s-a adus in discutie numele Dvs. – raportat la rolul in partid, precum si la dosarele ce vi se pregatesc (anuntate deja cu surle, cu trambite si cu mare drag de catre mircea geona).
    ma uitam la, de asemenea, la invitati. aparent, reprezentativi pentru partid. fara a fi o persoana rasista, dar gandul ma ducea ca exista si alt soi de oameni in psd. cu tot respectul, fata de domnul madalin voicu.
    daca aceste dosare sunt calcaiul lui ahile, atunci este corect sa nu mai fie tergiversate, iar echipele Dvs de avocati … precum un buldozer. fara jumatati de masura.
    sunt multe dosare acum, o sa mai vina cu siguranta si altele. ce sa facem?! ele sunt masura valorii lui AN.
    numarul acestora reprezinta doar un aspect, calitatea lor nu mai necesita comentarii.
    strategia gandita de adversari cred ca este sa mearga la uzura.
    aveti resursele necesare ( mintea, mai ales) ca sa le faceti fata.
    acolo i lupta.
    in plan paralel, timpul nu sta pe loc si nici nu se dilata … sa vedem pe unde o sa scoata camasa dupa europarlamentare. cum o sa justifice o noua infrangere.

  53. RIC spune:

    Foarte important

    RIC

    Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l’occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable.

    Epinal, le 12 juillet 2007

    Monsieur le Marie, Cher Michel,
    Monsieur le Président du Sénat, Cher Christian,
    Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Cher Bernard,
    Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
    Mes Chers amis,

    Si vous m’avez élu à la tête de l’Etat, c’est pour conduire le changement que chacun d’entre vous appelle de ses vœux. Vous le pressentez tous : dans le monde tel qu’il est, la France serait condamnée au déclin si elle restait immobile. Nous avons tous, au fond de nous, la conviction que la France a déjà trop attendu, qu’il y a urgence, que cela ne peut plus attendre, que les réformes ne peuvent plus attendre.

    Quand je parle de réformes, je ne parle pas seulement de quelques réformes techniques, je ne parle pas seulement de quelques changements dans la fiscalité, dans les prestations sociales.

    Je ne parle pas non plus d’une politique de la table rase. Je ne parle pas d’une politique qui voudrait faire comme si la France était un pays neuf, sans histoire, sans mémoire, sans héritage.

    Je parle de cette profonde réforme intellectuelle et morale que la France a toujours su accomplir quand elle sentait que son destin lui échappait.

    Je pense, mes chers amis, à cette profonde rupture avec les mentalités, les routines, les comportements du passé que rendent si nécessaire les changements d’époque.

    Oui, je pense à la remise en cause des rentes de situation, des privilèges indus, des conservatismes qui bloquent l’élan de la société vers l’avenir.

    C’est dans les moments où tout doit changer sous peine du plus grand péril que les institutions se révèlent alors pour ce qu’elles sont. C’est dans ces instants cruciaux où leur rôle est décisif que les institutions expriment leur vérité ultime.

    Car nos institutions, ce sont les points fixes des sociétés humaines.

    Les institutions, ce sont les règles qui sont connues par avance qui permettent à chacun d’entre vous de savoir raisonnablement ce que vous pouvez attendre de tous les autres.

    Les institutions, c’est tout ce qui fait que la société ne marche pas au hasard.

    Les institutions, c’est le pont entre le passé et l’avenir.

    Les institutions, c’est tout ce qui permet que les énergies, les volontés, les imaginations d’un pays, d’une Nation, se complètent et s’additionnent au lieu de se disperser et de se contrarier.

    Les institutions sont la tentative toujours imparfaite, toujours inachevée, toujours recommencée de concilier le besoin éternel de l’ordre et la nécessité vitale du mouvement, pas l’un sans l’autre.

    Les institutions sont la réponse que chaque peuple tente d’apporter pour lui-même à l’éternelle question du pouvoir.

    On mesure leur grandeur quand la mise à l’épreuve par les événements les plus dramatiques les poussent à aller jusqu’à l’extrême limite de leur logique.

    Dans les temps ordinaires, ceux des routines et des habitudes, on peine à discerner l’importance de leur rôle. Mais le jour où viennent les crises, alors se pose la question de savoir si elles ont permis de mettre le pays en mesure de les surmonter et si elles résistent à la pression des circonstances. C’est mon devoir de Président de la République d’évoquer ces questions.

    Mes chers amis, nous sommes un pays qui a une longue histoire. Les terribles défaillances qui ont eu des conséquences si tragiques entre 1914 et 1917 avaient des causes plus lointaines et plus profondes que les erreurs ponctuelles du commandement militaire. Elles provenaient des vices de fonctionnement d’un régime depuis longtemps organisé pour que nul ne puisse réellement gouverner. Il aura fallu l’autorité indomptable et républicaine de CLEMENCEAU en 1917 pour que la France fût sauvée.

    En 1940, dans cette région, les mêmes causes produisirent les mêmes effets. Là encore, tout venait du régime. Les fautes mêmes du commandement militaire n’étaient pas séparables d’un système qui avait produit des doctrines absurdes et des chefs militaires et politiques à ce point dépassés par les événements qu’ils n’avaient rien vu venir, qu’ils n’avaient pas su prendre à temps la mesure du danger ni imaginer les réponses qui auraient pu le conjurer. Le régime politique avait conduit à l’impuissance tous ceux qui avaient parfaitement compris la montée des périls et qui avaient cherché dans tout ce qu’ils faisaient à provoquer une prise de conscience salutaire. MANDEL, de GAULLE, RAYNAUD ont tout essayé. Aucun n’a été en mesure de faire partager ses vues, pourquoi ? Parce que le régime politique d’alors était ainsi fait qu’il excluait toutes les intelligences lucides, tous les esprits visionnaires et tous les grands caractères. Le régime était ainsi fait que toutes les volontés françaises se trouvaient broyées et que l’impuissance était la règle.

    Plus encore qu’à l’impréparation d’une armée qui n’avait pas saisi les ressorts de la guerre moderne, le désastre de 1940 fût imputable au régime qui depuis longtemps en avait préparé les conditions. Le Général de GAULLE en avait acquis cette conviction, que toute l’histoire des peuples enseigne et qu’on a tendance à oublier dès que les crises sont passées, que la France a d’abord besoin d’être gouvernée.

    Je lance cette remarque à tous ceux qui me demandent si j’en fais trop. La France a besoin d’être gouvernée. Le Général de GAULLE avait la conviction que la France a besoin d’institutions qui soutiennent la volonté politique, qui renforcent l’autorité de l’Etat.

    Le Général de GAULLE avait la conviction que tout ce qui ruine l’autorité de l’Etat, qui étouffe la volonté politique, qui nuit à la continuité de l’effort, fait courir à notre pays un danger mortel.

    Oui, Cher Michel, en 1946, Le Général de GAULLE était ici à Epinal. Il avait déclaré quelque chose qui m’a beaucoup touché et qui a compté pour moi : “il faut que le chef de l’Etat en soit un (···). Il faut que le gouvernement en soit un (···). Il faut que le Parlement en soit un”. Ainsi parlait le Général de GAULLE. Je veux m’inscrire dans cette tradition gaulliste qui a donné à la France les meilleures institutions qu’elle n’ait jamais connue. Le Général de GAULLE voulait que la France fût gouvernée ! Il voulait que la France tirât les leçons de son histoire et qu’elle se souvînt que l’absence si durable d’un véritable gouvernement avait conduit la France au précipice.

    Il ne fut pas entendu. Le régime des partis revint avec le régime d’assemblée. La IVe République ressuscita ce qu’il y avait de pire dans la IIIe. On sait comment cela se termina. Derrière l’énergie française qui accomplit en un temps record le miracle de la reconstruction, derrière la mise en place de ce nouveau contrat social que les hommes du Conseil National de la Résistance avaient imaginé, derrière tant d’ardeur, tant de courage, tant de travail français, le régime armait la machine infernale qui pouvait une fois de plus placer le pays au bord du gouffre.

    1958, ce fut une fois encore moins la défaillance des hommes que l’aboutissement de la longue crise institutionnelle qui n’avait pratiquement pas cessé depuis que la IVe République avait commencé.

    1958, la guerre civile, la crise financière, la crise de confiance, voilà les périls qui menaçaient et que l’Etat, pris en otage par les partis, livré aux factions et aux intérêts particuliers, ne pouvait pas conjurer tant le régime d’alors rendait impossible le moindre sursaut, tant les meilleures volontés, car les hommes politiques de la IVe comme de la IIIe étaient souvent des homme de qualité. Mais les meilleures volontés, dans ce régime, se trouvaient condamnées à la paralysie.

    Il faut avoir la mémoire bien courte ou la haine viscérale de l’Etat et de la République pour éprouver de la nostalgie pour ce régime d’impuissance où les gouvernements se trouvaient renversés aussitôt qu’ils étaient formés.

    Il faut bien peu se soucier de l’histoire ou bien mal la connaître pour oublier comment les institutions de la IVe République entravaient l’élan de toute cette génération de la Résistance à laquelle, pourtant, la lutte contre l’occupant avait donné une si grande profondeur humaine.

    Depuis la Convention jusqu’au naufrage de la IVe République, la France a expérimenté tout ce que les errements du régime d’assemblée pouvaient avoir de conséquences néfastes et parfois tragiques.

    Pendant presque deux siècles, bien des républicains français ont cherché à dresser la toute-puissance parlementaire contre la peur de l’homme providentiel et la crainte du pouvoir personnel. Beaucoup d’entre eux n’ont cessé de vivre dans la hantise du 18 brumaire, ou pire encore, du 2 décembre, au point qu’ils ont fini par confondre la démocratie avec l’abaissement du pouvoir exécutif. Pourtant, cela n’a pas empêcher la Convention de se jeter dans les bras de ROBESPIERRE, le Directoire, de finir dans les bras de BONAPARTE, la IIIe République dans ceux du Maréchal PETAIN et la IVe dans ceux du Général de GAULLE, qui fort heureusement était un démocrate et un républicain qui n’avait aucun penchant pour la dictature. Un régime faible, à un moment donné, conduit un régime trop fort.

    C’est qu’il y a toujours un moment où la faiblesse de l’Etat et le désordre deviennent si insupportables que l’appel à un pouvoir fort devient inévitable, pour le meilleur parfois, pour le pire le plus souvent.

    C’est l’une des grandes leçons de l’histoire que l’on a tendance à oublier : la faiblesse excessive de l’Etat est aussi dangereuse pour la liberté que la toute-puissance de l’Etat. Cette idée, je la défendrai de toutes mes forces.

    Ce régime d’assemblée qui tout au long de notre histoire n’a cessé d’être un régime de paralysie, il ne faut pas le confondre avec le parlementarisme anglais qui correspond si bien au génie du peuple britannique.

    Dans le parlementarisme anglais, avec son scrutin uninominal à un tour, son bipartisme, son quasi consensus idéologique, son absence de courants de pensée révolutionnaires, les majorités sont stables et les gouvernements qui en sont l’émanation sont tout-puissants. Dans les faits le chef du parti qui a gagné les élections dirige le gouvernement et le Parlement, et la séparation des pouvoirs est en définitive peu marquée.

    Dans le régime d’assemblée qui fut, à l’exception des années de guerre, le régime politique de la France de 1877 à 1958, avec son multipartisme, ses clivages idéologiques très forts, sa multitude de courants de pensée d’inspiration révolutionnaire, l’Assemblée était tout, le gouvernement rien. L’Assemblée pouvait tout défaire mais ne pouvait rien entreprendre faute de majorité stable.

    Il faut toujours se remémorer l’expérience historique quand on se prend à rêver d’un modèle qui appartient à une autre culture, qui s’inscrit dans une autre histoire.

    C’est une vérité éternelle que les institutions ne valent qu’au regard de l’identité des peuples pour lesquels elles sont faites.

    Il y a une singularité française. On ne gouverne pas la France comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Espagne.

    La France n’est pas une race, n’est pas une ethnie, n’est pas une tribu. La France n’est pas un pays homogène. La France n’est pas une donnée de la nature.

    La France c’est le pays de la diversité, des paysages, des climats, des cultures. La France c’est un agrégat de peuples et de provinces unis par une volonté. La France c’est une construction politique. La France c’est un projet. Pour que la France existât, il a fallu que nos Rois la veuillent avec obstination pendant des siècles, et que la République à son tour la veuille aussi avec la même passion, et la même obstination.

    Il a fallu pendant mille ans travailler à unir mille petites patries pour en faire une grande. Et depuis mille ans la France n’a cessé d’être travaillée par l’obsession de son unité.

    La France une et indivisible n’est pas une invention de la Révolution Française, ce n’est pas une invention du jacobinisme.

    La France une et indivisible, c’est un idéal national qui a cheminé durant des siècles jusqu’à son plein accomplissement.

    La France une et indivisible, c’est l’idéal d’une nation qui sait ce que son unité lui a coûté de peines et de sacrifices et qui ne veut rien accepter qui puisse remettre en cause cette unité. Voilà pourquoi on ne gouverne pas la France comme on gouverne l’Allemagne, le Royaume-Uni ou l’Espagne.

    Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la passion française pour l’égalité. L’égalité c’est la clé de voûte de l’unité de la France. L’égalité c’est ce par quoi les Français ont surmonté leurs particularismes pour devenir les citoyens d’une seule nation. Ce n’est pas parce qu’ils sont semblables les uns aux autres. Ce n’est pas parce qu’ils se sont forgé au cours des siècles une histoire, des valeurs, une destinée communes que les Français éprouvent le sentiment de leur unité, c’est parce qu’ils veulent se sentir, les Français, égaux en droits et en devoirs.

    Si l’unité française se trouve aujourd’hui fragilisée, c’est d’abord parce que pour un nombre de plus en plus grand de français le sentiment d’égalité tend à s’effriter. Avec ceux qui pensent qu’il y en a qui abusent de leurs droits, sans assumer leur devoir. Et les autres qui pensent que malgré le respect de leur devoir, ils n’auront pas les mêmes droits que les autres.

    Pour que l’unité soit préservée, il faut qu’il y ait au-dessus de tous les partis, de tous les intérêts, de toutes les tendances un Etat ayant assez d’autorité pour les dominer.

    On peut être aussi libéral que l’on veut, on peut attacher beaucoup de prix à l’initiative individuelle, au marché, à la concurrence. On peut placer la liberté au-dessus de tout, mais on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort.

    Il y a des pays comme les Etats-Unis où c’est la nation qui a fait l’Etat.

    Il y a des pays comme la France où c’est l’Etat qui a fait la nation.

    Il y a en France un rapport à l’Etat qui étonne une grande partie du monde.

    Qu’on le déplore ou qu’on s’en réjouisse, il est un fait que beaucoup de ce qui s’est fait de plus grand en France a été fait par l’Etat.

    L’Etat a toujours été en France l’un des leviers de la modernisation et du progrès et que deviendraient vos régions si l’Etat les abandonnait ?

    L’Etat a toujours été en France le principal agent de transformation sociale.

    L’Etat a toujours été en France le catalyseur de toutes les réformes intellectuelles et morales et de toutes les révolutions des mentalités qui permettaient de rompre avec la fascination du passé pour apprendre à penser l’avenir.

    Ce n’est pas un hasard si la réforme de l’Etat a toujours été en France le préalable à toute grande entreprise publique.

    Il faut prendre la France comme elle est au plus profond d’elle-même, c’est-à-dire au plus profond de la conscience nationale, au plus profond de son identité.

    Il faut la prendre avec sa passion de la liberté et sa passion de l’égalité.

    Il faut la prendre avec son obsession de l’unité et son aspiration à la diversité.

    Il faut la prendre avec sa conception d’un Etat fort et d’une République indivisible.

    En France, la démocratie doit s’accorder avec cette conception particulière de la souveraineté une et indivisible comme la nation et comme la République, ce qui implique que l’Etat soit un. Car si l’Etat en France doit obéir à la séparation des pouvoirs, il ne saurait être divisé en pouvoirs rivaux qui se combattent, qui s’affrontent, qui s’affaiblissent l’un l’autre comme c’est le cas dans les Etats fédéraux où la méfiance des pouvoirs locaux vis-à-vis du pouvoir central est constante. Comme c’est le cas aussi dans les modèles les plus libéraux où l’on ne croit qu’à la société civile, où l’idéal est celui de l’Etat minimum, où toute forme de pouvoir est considérée a priori comme une menace pour la liberté.

    En France, c’est l’Etat qui a donné la liberté et inventé les Droits de l’Homme.

    En France, l’Etat doit être assez fort pour dominer les vieilles propensions de notre nation à la division.

    En France, l’Etat doit être assez grand pour s’opposer aux vieux penchants qui ramènent sans arrêt les féodalités et les corporatismes.

    En France, l’Etat doit être un recours au-dessus des partis et au-dessus des factions.

    En France, l’Etat doit être laïque, c’est-à-dire également respectueux de toutes les religions et de toutes les croyances. Ceux qui ne respectent pas la laïcité à la française ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française. C’est cela la France.

    En France, aucun corps intermédiaire, aussi légitime qu’il soit, ne peut faire écran entre le citoyen et l’Etat.

    En France, la République exige que chaque citoyen soit regardé dans ses rapports avec l’Etat sans considération de ses origines, de sa religion, de sa couleur ou de ses appartenances politiques.

    En France, les valeurs de la République et la conception de la nation créent un penchant pour la démocratie directe plus marqué que dans les autres grandes démocraties. C’est l’identité de la France. C’est cela l’héritage de l’histoire de la France.

    La France n’est pas une page blanche. Elle ne part pas de rien à chaque génération.

    C’est ce que fit le Général de GAULLE avec la Constitution de la Ve République en renouant les fils de notre histoire qui s’étaient rompus, en démêlant ceux qui s’étaient emmêlés.

    La IIIe et la IVe Républiques ont échoué parce qu’au fond elles ne s’inscrivaient pas dans la continuité de la longue durée historique. Parce qu’au fond elles excluaient la IIIe et la IVe que l’Etat pût être fort. Parce qu’elles excluaient que l’exécutif pût jouer un rôle éminent. Parce qu’elles étaient trop aux mains des partis. Parce qu’elles étaient trop l’affaire des notables de la politique et pas assez l’affaire du peuple.

    Le génie du Général de GAULLE fut de renouer avec l’histoire de la longue durée, d’opérer la synthèse avec l’héritage de l’Ancien Régime et celui de la Révolution, de renouer avec une haute conception de l’Etat, de son impartialité, de sa grandeur.

    Le génie du Général de GAULLE fut de comprendre très tôt que le problème essentiel qu’il fallait résoudre était celui de la volonté politique et que le rôle des institutions de la République n’était pas d’empêcher par tous les moyens que s’exprime une volonté politique mais qu’au contraire il fallait, par tous les moyens, encourager cette volonté politique et lui donner la force d’agir.

    Le génie du Général de GAULLE, c’est que la volonté politique ne lui a jamais fait peur mais qu’au contraire il l’espérait, comme une nécessité vitale pour la France.

    Le génie du Général de GAULLE, c’est d’avoir voulu rompre avec la malédiction qui depuis Mac Mahon pesait sur l’exécutif.

    Le génie du Général de GAULLLE, c’est d’avoir réussi à imposer la Ve République à un système politique qui lui était hostile et d’avoir réussi la plus grande innovation politique du XXe siècle qui est l’élection du Président de la République au suffrage universel. Spécificité que nous devons à tout prix préserver.

    La Ve République a sauvé la République. Elle a permis enfin que le chef de l’Etat en soit un, que le gouvernement gouverne, que le Parlement légifère. Elle a permis que dans les circonstances les plus graves les décisions qui devaient être prises soient prises. Elle a permis, excusez du peu, de surmonter la crise algérienne et celle de mai 68. Elle a permis l’alternance sans drame. Elle a supporté la cohabitation sans blocage. Elle a permis qu’en toute circonstance la France soit gouvernée. Elle a permis que dans tous les domaines il y ait enfin véritablement une politique.

    Et si depuis 25 ans les changements nécessaires n’ont pas été accomplis, ce n’est pas comme auparavant parce que les institutions empêchent des hommes de qualité d’agir.

    Ce ne sont pas les institutions qui sont en cause, ce sont les idées, les comportements, les actes.

    Ce ne sont pas les institutions qui sont en cause, ce sont les idées, les comportements, les pratiques, les actes.

    La Ve République a donné à la République pour la première fois dans notre histoire la stabilité gouvernementale. Ce n’est pas rien. Il ne faut donc y toucher qu’avec beaucoup de précautions, même si cette stabilité qu’ont si longtemps espérée tous ceux que désolait l’impuissance de l’Etat a été payée- je prends mes responsabilités – d’un déséquilibre parfois excessif au profit du pouvoir exécutif et au détriment du pouvoir législatif.

    Il faut s’approcher de la Constitution de 1958 avec le respect que l’on doit à un grand texte qui a jusqu’à présent rendu de grands services à notre pays. Je ne suis pas sûr que dans le passé on n’ait pas déjà pris trop de libertés avec notre Constitution sans en mesurer et en peser toutes les conséquences.

    Je l’ai dit au cours de la campagne présidentielle : je n’ajouterai pas l’incertitude institutionnelle à la crise identitaire et sociale que traverse notre pays.

    Je ne changerai pas les grands équilibres de nos institutions.

    Je prends mes responsabilités.

    Je ne tournerai pas la page de la Ve République.

    Cependant, il est vrai que depuis un demi-siècle, le monde et la société française ont beaucoup changé et que le moment est venu de nous interroger sur la manière dont ces changements affectent nos modes de gouvernement et l’idée que nous nous faisons de la démocratie.

    Il est vrai que depuis un demi-siècle, la constitution de l’Europe a beaucoup progressé et que le droit communautaire a pris une place grandissante dans notre vie quotidienne.

    Il est vrai que depuis un demi-siècle, de nombreuses innovations ont été introduites dans nos institutions qui nous appellent à nous interroger sur leur cohérence. On a, par exemple, instauré le quinquennat sans en tirer aucune conséquence. Je l’affirme, ce n’était pas raisonnable.

    Il est vrai que depuis un demi-siècle, les pratiques ont beaucoup changé et que le moment est venu d’en tirer les leçons.

    Il ne s’agit pas de dénaturer les institutions qui sont les meilleures que la France ait eu depuis 200 ans.

    Il ne s’agit pas de revenir à la IVe République en prétendant faire la VIe.

    Il ne s’agit pas de revenir aux errements du passé. Mais il s’agit d’ouvrir ce débat trop longtemps différé. C’est le rôle du Président de la République tel que l’a conçu le Général de GAULLE.

    C’est le rôle du Président de la République parce qu’il est la clé de voûte des institutions, parce qu’il est le garant de leur bon fonctionnement.

    Mais ce n’est pas l’affaire du seul Président. C’est l’affaire de la nation tout entière. C’est l’affaire de tous les Français.

    Les institutions sont notre règle commune, elles sont fortes que si chacun les accepte et leur reconnaît une légitimité. Il a fallu longtemps pour que la Ve République devienne légitime aux yeux d’une partie de la gauche, malgré le vote des Français qui l’avaient largement approuvée. Il a fallu l’alternance et deux septennats de François MITTERRAND pour que les institutions de la Ve République cessent d’être regardées par une partie de la gauche comme un “coup d’Etat permanent”. Il a fallu du temps pour que tous ceux qui ne pouvaient pas se défaire du souvenir du 18 brumaire et du 2 décembre et qui avaient cru en retrouver la réplique dans le 13 mai 1958, finissent par accepter la légitimité de l’élection du Président de la République au suffrage universel.

    Il a fallu du temps pour que les inconditionnels de la démocratie représentative, qui se méfient des passions populaires, acceptent que nos institutions fassent une plus large place à la démocratie directe.

    Je voudrais, que dans le débat qui va s’ouvrir, chacun se sente acteur, que chaque sensibilité, que chaque point de vue puisse s’exprimer. C’est pourquoi je souhaite que le débat sur la modernisation de nos institutions ne soit pas seulement un débat à l’intérieur de la majorité présidentielle, pas simplement un débat entre les hommes politiques ou un débat seulement entre juristes.

    Je veux que ce débat soit un débat ouvert, ouvert à tous les partis, à toutes les écoles de pensée, à tous les Français, à toutes les sensibilités. Cette ouverture, le Président de la République doit la conduire parce qu’il est l’élu de la nation, parce qu’il est Président de tous les Français, parce que le Président de la République ne peut pas être prisonnier d’un parti, parce que le rôle du Président de la République c’est de rassembler, de parler pour tous les Français, parce que son rôle c’est d’abord de faire vivre la diversité française.

    Je consulterai les partis politiques pour qu’ils puissent faire part de leur réflexion. Je vous annonce la création d’un comité qui associera des hommes politiques, des juristes, des intellectuels, auxquels je demanderai de réfléchir ensemble et me faire des propositions d’ici au 1er novembre pour que notre République devienne irréprochable. Pour que nos institutions soient adaptées aux exigences de la démocratie du XXIe siècle, qui ne sont pas celles du XIXe, ni celles d’il y a cent ans, ni celles d’il y a cinquante ans.

    Ce comité, pour bien remplir sa mission, doit être au-dessus des partis, se tenir à distance des jeux de rôle de la politique ordinaire. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité que les personnalités qui le composeront soient choisies sur les seuls critères de leurs qualités personnelles, de leur expérience, de leurs compétences. Je n’ai pas souhaité que les partis y désignent leurs représentants. J’ai souhaité au contraire que chacun y siège en toute liberté, en toute indépendance, et puissent s’exprimer en toute sincérité.

    J’ai choisi d’en confier la présidence à Edouard BALLADUR. Sa longue carrière au service de l’Etat, sa grande expérience des affaires publiques, son sens de l’intérêt général et la réflexion qu’il poursuit depuis longtemps sur le fonctionnement de nos institutions le désignaient tout naturellement pour assumer cette responsabilité.

    Je le remercie du fond du cœur d’avoir accepté sans hésiter de servir une fois de plus son pays comme il l’a toujours fait tout au long de sa vie.

    J’ai demandé à Jack Lang, qui est agrégé de droit public et dont tout le monde connaît l’expérience d’homme d’Etat, d’en être un membre éminent.

    Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l’intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l’un, ni l’autre, lui reprochant simplement d’être un homme ouvert, ouvert d’esprit et ouvert de pratique.

    J’ai demandé à Pierre MAZEAUD de prendre sa part à cette entreprise. Il a été Ministre, député, et il a présidé avec brio le Conseil Constitutionnel. C’est un juriste hors pair. Avec lui je sais que la Constitution sera abordée avec ce respect dont je parlais tout à l’heure. Je sais aussi que son éternelle jeunesse d’esprit ne sera effrayée par aucune audace dès lors qu’elle n’affaiblira pas l’autorité de l’Etat. On me dit : “mais ces personnes appartiennent à des courants de pensées différents. Oui, nous y voilà, raison de plus pour qu’ils assument ensemble la cohérente de leur diversité. La nation française est une synthèse, et c’est par cette synthèse que nous tirerons nos institutions vers le haut.

    J’ai demandé de se joindre à eux à de grands juristes comme Guy Carcassonne, professeur de droit constitutionnel, comme Olivier SCHRAMEK, Conseiller d’Etat, ancien secrétaire général du Conseil Constitutionnel et à d’autres encore dont les talents et les mérites sont indiscutables. Mes chers amis, je veux que votre réflexion soit éclairée par l’avis des plus éminents de nos concitoyens.

    Ils seront au total entre 12 et 15 membres. Je souhaite que leur travail s’organise autour de la notion de responsabilité. Je suis pour que les institutions permettent à la volonté politique de s’exprimer parce que je veux que la France soit gouvernée. Parce que si le gouvernement ne peut pas gouverner, la France ne pourra pas se réformer.

    Mais mes chers amis, il ne peut y avoir de pouvoir fort sans responsabilité forte. Comme m’amusent et m’interpellent ces commentaires me prévenant : “le Président de la République prend tous les risques, il assume les décisions de son gouvernement. S’il y a des ennuis comment fera-t-il ?” J’assume mes responsabilités parce que vous m’avez demandé de les assumer, vous n’avez pas attendu de moi que j’aille à la télévision pour dire que ce n’est pas de ma faute, c’est la faute de mon Premier ministre. Mais c’est moi qui l’ai choisi, le Premier ministre ! C’est une question de conviction et de tempérament. Je ne peux pas faire semblant d’être responsable alors que les Français ont fait de moi le premier des responsables. Et chacun d’entre vous, face à vos enfants dans vos familles, vous êtes responsables. Face à l’entreprise ou à l’administration dans laquelle vous travaillez, vous êtes responsables et tous les jours vous assumez vos responsabilités. Au nom de quoi le chef de l’Etat, qui devrait être le premier des Français, serait donc le seul à devoir s’organiser pour ne pas avoir à assumer les siennes. Je suis responsable. Si cela va bien, j’en tirerai toutes les conséquences. Si cela va mal, je dirai aux Français pourquoi cela va mal. Ils sauront au moins à qui la faute et ainsi on recréera un lien de confiance entre le peuple et les dirigeants, lien qui a été gravement atteint par le déficit de responsabilité.

    Oui je souhaite que le Président de la République gouverne. Je me fais immédiatement pardonné, c’est Georges POMPIDOU qui a employé cette formule mais je souhaite que dès lors que le Président gouverne il soit amené à rendre davantage de comptes. Je souhaite donc que soit étudiée la possibilité que le Président de la République puisse s’exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats. Même s’il ne peut y avoir débat entre le Président de la République et la représentation nationale, même s’il n’y a pas juridiquement une mise en jeu de la responsabilité, tout le monde sent bien que ce serait un engagement fort, la mise en jeu d’une forme de responsabilité intellectuelle et j’ose le mot “morale” qui ne serait pas anodine et qui aurait forcément des conséquences politiques sans que pour autant la dignité de la fonction présidentielle et la fonction de recours qu’elle incarne soit le moins du monde remise en cause. Savez-vous que si le Président de la République, quel qu’il soit, veut s’adresser au Parlement, il doit faire lire aujourd’hui un message par un tiers que les parlementaires écoutent sans broncher, debout. Au XXIe siècle, peut-être faudra-t-il, avec l’accord de Christian PONCELET et Bernard ACCOYER et des parlementaires ainsi réunis, dépoussiérer cela. Dans le même esprit, je souhaite que soit examinée la question du nombre de mandats présidentiels. Faut-il les limiter à deux mandats successifs ? Parce que je pense que l’énergie que l’on met à durer, on ne la met pas à agir. Moi, j’ai été élu pour agir, pas pour durer. Ou faut-il laisser les électeurs en décider ? Je souhaite, sur ce sujet très sensible, que le pouvoir de nomination du Président de la République soit encadré, pour que pour les postes à haute responsabilité, la décision soit partagée avec le Parlement, non seulement parce qu’il est nécessaire de sortir de la République des connivences pour rentrer dans la République des compétences, mais aussi parce que l’opposition ayant participé au contrôle des nominations, ayant eu son mot à dire sur la compétence des candidats et la pertinence de leurs projets, on pourra peut-être espérer en finir avec cette valse des responsables à chaque alternance politique qui nuit tant à la continuité de l’action. Comment faut-il organiser ce contrôle ?

    Mesdames et Messieurs les parlementaires, quel pouvoir donner au Parlement ? Quel rôle peut y jouer l’opposition ? Voici les questions auxquelles le Comité et vous-mêmes aurez à répondre. Ces questions appellent immédiatement une autre. Je souhaite doter l’opposition d’un statut, pour que l’opposition puisse mieux jouer son rôle dans une démocratie apaisée. De quel moyen, de quel droit doit disposer l’opposition pour être en mesure, non pas d’empêcher la majorité et le gouvernement de gouverner, mais pour les mettre davantage en face de leurs responsabilités. Un gouvernement responsable, cela donne une République irréprochable. On peut quand même y réfléchir ensemble, faire un pas vers les autres, trouver le meilleur compromis pour travailler mieux au service de notre pays.

    Il faut envisager naturellement cette reconnaissance du rôle de l’opposition dans la perspective d’une revalorisation indispensable du rôle du Parlement. Faut-il redonner au Parlement davantage de maîtrise de son ordre du jour ? Il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, cette maîtrise n’existe pas. Est-ce que c’est normal ? Faut-il créer d’autres Commissions ? Il n’y a pas de Commission spécifique pour le développement durable et l’environnement, enjeux pourtant majeur !

    Quels moyens de contrôle supplémentaires doivent être donnés aux assemblées ?

    Je souhaite que toutes les questions puissent être posées. Je veux qu’il n’y ait aucun tabou. Je veux qu’il n’y ait aucune autocensure. Je veux même qu’il n’y ait aucun interdit. Parlons-nous en citoyens français passionné de l’intérêt de la France, pour moderniser nos institutions et donner le meilleur à notre pays. Je vais prendre des exemples.

    Je suis réservé quant à la suppression de l’article 49-3 qui permet au gouvernement de faire adopter un texte quand il n’y a pas de majorité pour voter la censure. Sa suppression, sans doute, modifierait profondément les équilibres de la Ve République. Mais je suis bien obligé de reconnaître que l’utilisation du 49-3 a toujours suscité des débats. Ces débats n’ont jamais été conduits à leur terme. Je veux que l’on aille jusqu’au bout de ce débat.

    Il ne faut pas avoir peur de discuter du 49-3, mais je souhaite également que l’on n’ait pas de crainte de discuter de l’article 16. Je ne crois pas qu’il soit pertinent de le supprimer sous le seul prétexte qu’il n’a pas servi depuis longtemps, tant l’histoire a montré qu’aucun pays n’était jamais à l’abri de circonstances exceptionnelles. Mais pourquoi serait-il interdit de discuter de l’article 16 ? Et même si on le garde, de discuter d’une nouvelle rédaction de l’article 16 pour l’adapter aux réalités de notre temps ?

    J’ai vu qu’il y avait un débat sur le rôle du Premier Ministre ? Il est aussi ancien que la Ve République. Prenons ce débat à bras-le-corps au lieu de l’éluder.

    Il y a un débat sur l’étendue des pouvoirs du Président de la République ? Eh bien mettons le sujet sur la table et je prendrai des initiatives dans quelques jours pour que le budget de l’Elysée et de la Présidence de la République obéisse à des conditions de transparence indispensables dans notre pays. Je demanderai au Président de la Cour des Comptes de contrôler le budget de la Présidence de la République, ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent.

    Il y a un débat sur le retour à un parlementarisme plus pur ? Je n’y suis pas favorable. Mais ce n’est pas une raison de ne pas en parler et de ne pas aller jusqu’au bout.

    Il y a des voix qui s’élèvent pour dire que la logique du quinquennat oblige à aller vers un régime présidentiel où la séparation des pouvoirs est totale. Je crois que la France n’est pas prête à cette évolution et que les conditions ne sont pas réunies pour qu’un tel système fonctionne correctement. Mais pourquoi ne pas échanger sur ce sujet, dont j’admets bien volontiers qu’il se pose maintenant qu’il y a le quinquennat.

    Il y a une polémique récurrente sur l’indépendance de la justice. Il y a un débat pour savoir si la justice doit être une simple autorité ou un pouvoir au même titre que l’exécutif ou le législatif. Je ne suis pas favorable à une justice qui entrerait en concurrence avec les deux autres pouvoirs. Mais pourquoi ne pas ouvrir ce dossier et en parler une fois pour toutes ? Je le dis devant le Garde des Sceaux, ma chère Rachida DATI, que j’apprécie tant, comme vous le savez, et qui fait honneur à la France. Comme c’est curieux, on me rappelle à l’indépendance de la Justice matin midi et soir et on me demandait de signer un décret de grâces collectives qui permettait de libérer 3000 détenus par le seul fait du Prince, le Prince étant le Président de la République. Moi, ce n’est pas ma conception de la République. Il n’y aura pas droit de grâces collectives, et si les juges de l’application des peines souhaitent prendre leurs responsabilités, qu’ils n’hésitent pas à le faire et je dis également que je ne vois pas au nom de quoi le Président de la République doit présider le Conseil Supérieur de la Magistrature. D’ailleurs, je pense que si le Président de la République préside, c’est pour décider. Si l’on ne veut pas qu’il décide, eh bien qu’il ne préside pas. Ce n’était pas dans le texte mais cela m’a fait très plaisir de le dire.

    Il y a un paradoxe dans le fait que les citoyens français puissent contester les lois françaises devant les juridictions européennes mais ne puissent pas contester leur constitutionnalité devant les tribunaux français. Certains pensent que cette faculté devrait être reconnue aux citoyens de notre pays et que ce serait un progrès pour les libertés. Mais faut-il transformer le Conseil Constitutionnel en Cour Suprême ? Faut-il que la jurisprudence prenne le pas sur la loi ? Faut-il accroître l’insécurité juridique ? Je ne suis pas favorable à la judiciarisation de la société. Je ne suis pas favorable à ce que le juge prenne le pas sur le législateur. Ce serait une rupture profonde avec notre modèle républicain. Mais pourquoi ne pas examiner les termes de ce débat puisqu’il existe et puisqu’il est sur la table, allons jusqu’au bout de sa logique, présentons les alternatives et choisissons une bonne fois pour toutes.

    Il y a un débat sur la représentativité du Parlement et j’ose le mot sur la proportionnelle ? Je suis pour le scrutin majoritaire qui permet de dégager des majorités stables pour gouverner. Mais au nom de quoi peut-on refuser de discuter de l’introduction d’une dose de proportionnelle dans l’une de nos Assemblées qui permettrait d’améliorer la représentativité du Parlement sans remettre en cause le fait majoritaire ?

    Il y a un vieux débat, cher Christian, sur le rôle du Sénat. Permettez-moi de vous dire que ce débat qui va et vient, c’est le Général de GAULLE, lui-même, qui l’a ouvert en 1969 ? Pourquoi nous interdirions-nous de reprendre ce débat ? Pourquoi refuserions-nous d’examiner dans quelles conditions le Sénat pourrait mieux refléter la diversité française qui a besoin aujourd’hui d’être davantage présente dans les institutions de la République ? Parlons-en.

    Vous l’avez compris : je souhaite que l’essentiel soit mis sur la table et je n’ai pas voulu apporter des réponses à toutes ces questions. Je veux ouvrir un débat, pas le refermer. Je prendrai mes responsabilités le moment venu. Je souhaite que l’on examine concrètement tous les moyens qui permettront à notre république et à notre démocratie de progresser.

    J’ai une conviction : il ne faut jamais fuir le débat, il ne faut jamais en avoir peur.

    Il y a 61 ans, ici même, le Général de GAULLE avait déclaré en conclusion de son discours sur les institutions : “Ces convictions n’ont pas de parti. Elles ne sont ni de gauche ni de droite. Elles n’ont qu’un seul objet, qui est d’être utiles au pays. Ils le savent bien et elles le savent bien, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous dont nous avons eu souvent l’honneur et le réconfort de toucher le cœur et d’atteindre l’esprit en leur demandant de se joindre à nous pour servir la France. Ces phrases n’ont pas pris une ride, il s’agit bien de la même chose et le matin je me dois de penser en commençant ma journée de travail, aux quelques 21 millions de Français qui ont porté leur suffrage sur ma candidature mais je n’ai pas le droit d’oublier les 17 millions qui ont choisi une autre candidate et qui ne sont pas moins Français que les autres et dont je ne suis pas moins le Président que les autres. Je dois faire la synthèse, donner une cohérence pendant la durée de mon mandat aux 21 millions et aux 17 millions. Je n’ai pas le droit d’abandonner une partie de la France parce qu’elle n’a pas fait le choix de ma candidature avant que je ne sois élu. De la même façon, les élus qui sont ici, y a-t-il un Maire ou un Président d’Assemblée départementale qui ne travaille que pour ceux qui ont voté pour lui dans son canton ou dans sa commune ? Cher Michel, ici, à Epinal, tu ne fais pas la différence entre celui qui a voté et celui qui n’a pas voté, tu prends les Spinaliens pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire une collectivité de femmes et d’hommes à égalité de droits et de devoirs. Mais c’est le devoir du Président de la République d’agir ainsi, et ce qui m’étonne c’est que l’on s’étonne des initiatives que je prends pour associer le plus grand nombre à l’action de la Présidence de la République Française. C’est cela la République irréprochable et la démocratie apaisée.

    Mes chers amis, on me dit : cela va trop vite ! C’est grand même moins grave que quand cela va pas assez. Vous en faites trop, mais cela fait si longtemps que l’on n’en fait pas assez. La société est si complexe et je vous demande de comprendre que l’on ne peut pas changer la fiscalité si l’on ne change pas la formation, qu’on ne peut pas changer l’Université si l’on ne fait pas une véritable révolution de civilisation dans l’Education nationale, que l’on ne peut pas essayer de remettre en valeur des idées si profondes sur son le travail et sa récompense, le mérite, l’effort, le respect, l’autorité et en même temps ne pas penser aux institutions. Je veux justement remettre en mouvement l’ensemble de la France parce que tout se tient et que le premier problème de la France, c’est de retrouver de l’énergie pour retrouver de l’espoir. Le but ultime de l’action que je mène, c’est que chacun de vos enfants, c’est que dans chacune de vos familles on se dise que demain pourrait être mieux qu’aujourd’hui, que chacun de nos jeunes se disent que si ils travaillent dur, ils pourront avoir un avenir meilleur, que chacun et ceux qui sont dans cette salle se disent que s’ils travaillent, ils pourront assurer la promotion sociale de leur famille, ils pourront vivre mieux. Le but de mon action, c’est que le travail soit valorisé, récompensé, que vous puissiez transmettre à vos enfants le fruit d’une vie de travail sans payer un impôt indu sur des successions que, par ailleurs, vous avez à de multiples reprises assumé. Je veux revaloriser le travail, récompenser le travail et je veux par-dessus tout que vous vous disiez qu’il n’y a pas de fatalité, que de nouveau la politique peut agir sur votre vie quotidienne, que l’on peut changer les choses et que celui qui ne peut rien c’est celui qui ne veut rien. Alors, si celui qui ne veut rien ne peut rien, peut-être que ceux qui veulent tout auront quelque chose. Qu’est-ce que nous voulons ? Que vous soyez de nouveau fiers de votre pays, fiers de votre nation, fiers de votre patrie, fiers de la France.

    Comme le Général de GAULLE l’a dit ici, qu’il me soit permis de vous dire du fond du cœur :

    Vive la République !

    Vive la France !

  54. Odin spune:

    @Klaus Steinberg

    Din pacate, liberatatea de expresie nu inseamna mare lucru intr-o democratie imatura. Iti poate doar oferi acea descarcare superficiala de a-ti fi spus oful.

    Pe asta, printre altele, s-au bazat actiunile tuturor celor aflati la putere in Romania, inclusiv AN. Parghiile erau la ei si lipseau cu desavarsire de la altii. Cu o raceala sociologica, oamenii si-au vazut de treaba lor asa cum au stiut mai bine. Sunt convins ca sunt vazuti bine in lumea lor. Profesionistii. S-ar putea sa-i fi si invitat deja pe unii realizatoarea emisiunii omonime. Si bine a facut.

    Faptul ca Silvia declara ceea ce simte nu-l face, din pacate, pe AN mai bun decat este si nici nu produce vreo criza manoasa de constiinta nimanui.

    Marele merit al blogului asta este ca da lui AN cateva informatii despre cum il vede electoratul. Asta daca arivistii nu s-ar buluci sa faca munca analistului mai grea si amorul propriu al lui AN mai pregnant :) .

  55. raluca spune:

    Buna ziua,
    In masura in care timpul va permite, prin prisma experientei diplomatice pe care o aveti, ne explicati si noua implicatiile recentelor decizii ale Rusiei privind Tratatul CFE? Care va fi impactul asupra Romaniei? Care ar trebui sa fie atitudinea si deciziile tarii noastre (in lumina evenimentelor recente)?

  56. oliver spune:

    Stimate Domnule Nastase,

    Nu sunt membru nici PSD, nici al oricarui alt partid, nici macar nu simpatizez cu ( pe) nimeni.Adica pe nici un politician dimbovitean, romano-balcanic.Adica sunt, ca si imensa majoritate votanta sau nu, coplesit de LEHAMITE. Spun asta, fara sa detaliez, fiindca sunt sigur ca intelegeti, deja s-a demonetizat si cuvintul asta, de atitea ori l-au folosit toti.
    dar……….pentru ca iata, de cind v-au ….nu stiu cum sa spun sa nu devin grobian, sau v-ati ascuns, si mai ales de cind va citesc pe acest blog, exista un dar, incep sa cristalizez ceea ce acum un an ,doi erau doar fragmente, mici pareri, iluminari scurte, ca sa zic asa, .ei bine, chiar cred, ca sunteti singurul care ar putea ( si aici trebuie sa fiu de acord cu Klaus Strinberg-va trebuie un grup) )si cred ca tocmai asta vor, sa nu aveti acel grup, sa va scalde in derizoriul dna, in comedia ridicola, si poate ca arogantul nu mai e chiar asa arogant, si poate ca asta sa dea bine, si poate ca in tot raul e un bine, si oricum, ttrebuie sa reveniti, trebuie sa nu lasati Romania reprezentata de pirati, de boci, de berceni, de proasta crestere, de mitocanie, de incultura.

  57. swan spune:

    Pour RIC.

    intr-adevar foarte important. din pacate, basescu nu este sarkozy, iar noi avem un presedinte care nu vede Romania ca pe un proiect, ataca institutiile statului, nu cunoaste istoria, nu-si respecta si nu-si iubeste natiunea…. n-are viziune, pentru ca este incapabil sa construiasca viitorul.

    daca presedintele nostru ar vorbi franceza, poate ar lectura discursul.
    sau, daca este in toane bune, te ar ruga sa ii dai o varianta scurta in limba romana.

    “C’est qu’il y a toujours un moment où la faiblesse de l’Etat et le désordre deviennent si insupportables que l’appel à un pouvoir fort devient inévitable, pour le meilleur parfois, pour le pire le plus souvent.
    C’est l’une des grandes leçons de l’histoire que l’on a tendance à oublier : la faiblesse excessive de l’Etat est aussi dangereuse pour la liberté que la toute-puissance de l’Etat. Cette idée, je la défendrai de toutes mes forces.”

  58. SEkat de . . . " BINE " spune:

    @ ORDIN : @ SILVIA : Vi s – au incurcat . . . hartile ? Intreb si eu , ca orice trecator care sesizeaza ca ati gresit locatia ! Nu , nu e mahalaua ! Dati peste ea ceva mai la dreapta si . . . mult in sus . Ah , va doboara ” povara ” celor 50 % ( ? ? ? ) de pro CE( ? ) – n te . . . ? Atunci va invit in cuhnea noastra . Sa vedeti cum si cat de bine traim . Nu – i greu de ajuns aici . Trebuie doar sa plecati . . . usor , privirea . Va oferim si – un colt pe rogojina noastra , in caz ca avionul este oarecum ocupat cu altii . . . alea , si sunteti nevoiti sa veniti cu pasu ‘ . . . Mai luati si ceva pedei cu voi , eventual chiar pe Sefu ‘ de Trib . . . Hai , treaca de la mine , luati – l si pe Rus . . . Promit sa nu va tinem mai mult decat suportati . . . pardon , meritati . Cu multa nedumerire si regretabil ( din fire ) respect , acelasi SEKat de . . . ” BINE ” si – al naibii de SuKaRiT .

  59. Reinhard spune:

    Domnule Nastase , este clar pentru orice om cu scaun la cap că astazi sunteţi singurul OPONENT pentru golanul de Traian Băsescu. Eu sunt şi voi rămâne liberal. Dar adevărul este că PNL trece prin cel mai prost moment post revoluţionar.Sunteţi din păcate prea “delicat”. Nu trebuie să fii golan sau primitiv ca Vanghelie pentru a fi puternic în politica la nivel înalt din Romania. Trebuie să descoperiţi acea parte războinică din persoana dvs. pentru a ajunge iar in fruntea PSD ACOLO UNDE VĂ ESTE LOCUL.
    În politică ŞI MAI ALES ÎN Romania nu trebuie să umbli cu jumătaţi de măsură . Fiţi DIRECT domnule Năstase. Fiind de stînga TREBUIE pentru numele lui Dumnezeu SĂ FIŢI MILITANT dar NU POPULIST. TREBUIE sa luptaţi ,repet TREBUIE SĂ CÂŞTIGAŢI LUPTA PENTRU A AJUNGE DIN NOU ÎN FRUNTEA PSD. Nu există alt loc pentru Adrian Năstase decăt în fruntea PSD. DAR ALT ADRIAN NĂSTASE. CEL DIRECT. CEL CARE LUPTĂ FĂRĂ MENAJAMENTE. Succes mult şi sănătate

  60. erik spune:

    Omule poti mai mult.Esti instruit,inteligent dai bine pe sticla ai verb ai mesaj.Iti lipseste scoala vietii.Daca ii dadeai o replica pe masura(vreo doua palme) lui Basescu acum cativa ani cand te-a jignit intr-un mod incalificabil acum erai presedinte.Sunt convins ca Romania are nevoie de tine.Nu uita vorbele lui Ernest Hemingway incerc sa citez din memorie,,…cand ceea ce intreprinzi dureaza prea mult nu te astepta sa mai gasesti oamenii langa tine”.

  61. Cristian Greger spune:

    Tot respectul meu pt acest post ! Se pare ca mesajul nostru a fost primit cat se poate de bine. Iar cele transmise prin acest post sunt de o mie de ori mai sus decat orice mesaj din ceata politicii romanesti. Am un zambet profund intiparit pe fata… Felicitari.

  62. Odin spune:

    @Sekat, sukarit

    Pareti putin deranjat de caldura. Stati la umbra si rezultatele vor veni de la sine.

    Stilul este pur PSD. Sunteti un clasic. Va felicit pentru elocinta si va asigur ca n-am nici o legatura cu PD-ul.
    Sunteti atat de orbiti de propria importanta incat uitati ca s-ar putea sa existe oameni neinregimentati politic carora sa le repugne PSD. La asta adaugati stilul proletar furios si e mai mult decat o imagine in oglinda a PSD.

    Va doresc mult succes in politica:)

  63. SuKaRiT spune:

    @ ORDIN : Nu draga , mie caldura ( ba chiar canicula ) imi face bine la oase . Multumesc totusi pentru grija ce mi – o porti ! Care va sa zica asa arata stilul pur PSD – ist ? Stiu si eu ce sa zic ? ! E de rau sau e de bine ? Ei , chiar nici o legatura cu pedeii ? De aici se vedea altceva . Ce – i drept , sunt cam miop . . . Scuze . . . Chestia cu ” orbiti de propria importanta ” n – am priceput – o , nu o comentez ca nu vreau sa intru in pacat . In schimb ” inregimentarea ” mi se pare ceva cunoscut . . . Nu este insa cazul meu ! Sincer , nu sunt membru PSD ! De fapt , nu sunt nici un fel de ” membru ” . Hai , proletar nu neg , dar . . . paream furios ? Nu eram ! Din contra . Daca te – am ” prejudiciat ” , nu a fost cu intentie . Am facut si eu haz de necaz . Si ma cam plictisisem , aveam chef de ” vorbit ” cu cineva . Ma bucur ca . . . ” am stat de vorba “. Ne mai ” vedem ” . . . .

  64. Ionut spune:

    Intrebare, de unde aveti Gheorghe Bagulescu – “Suflet japonez”?

    Altfel, stie cineva unde as putea-o gasi??

    Multam

  65. Ciucea smuncitu spune:

    E o chestie interesanta ceea ce ati scris ! Sunt doua chestii de fapt:
    Una, prima.., in care ati spus ca ati fost la Cornu. Chiar asa!.. Ce mai ‘face’ gainile dumneavoastra domle’? Mai ‘face’ ele oua? Si apropo, cine le mai numara pe ele, domle’ (pe oua)?
    A doua chestie e si mai interesanta. “Ati simtit nevoia sa evadati!”. Dar, domle’ Nastase , dumneata nici n-ai fost condamnat penal, inca! De unde sa ‘evadezi’? Din politica?! Dar dumneata ai iesit de mult din politica nene!

  66. bogdan_c spune:

    Un singur comentariu am de facut desi recunosc ca nu am avut puterea sa citesc continutul acestui blog si nici macar nu am fost curios. Domnule Nastase chiar credeti ca puteti sa prostiti pe cineva sustinand ca nu puteti raspunde de faptele ministrilor si conducatorilor institutiilor publice din perioada Guvernului Nastase. Chiar nu aveti nici un pic de rusine si decenta,dar de cine au fost numiti acesti oameni domnule Nastase si cine le trasa sarcinile generale? Sunt in tanar care lucrez intr-o institutie publica si imi este scarba de ce-am putut trai si vedea in relatiile mele de servici,imi este scarba de ce oameni au putut fi promovati si numiti in posturi de conducere,imi este scarba cum au putut institui in tara asta un adevarat sistem de coruptie generalizata care cu greu mai poate fi eradicat. Domnule Nastase acesti oameni au fost adusi de dumneavostra sau tolerati in timpul guvernarii dumneavostra,iar ei subzista bine merci si azi in esaloanele 2-3, iar in spatele lor vin nepotii si copii lor angajati prin aceleasi mijloace si exact cu aceleasi mentalitati. Ce s-a intamplat in Romania in perioada 2001-2004 sper din tot sufletul pentru binele copiilor mei sa nu se mai repete niciodata in istoria acestei tari, dar sper ca pe viitor sa nu mai fie cetateni ai acestei tari. V-as ruga sa aveti minima decenta gandindu-va la faptele dumneavostra, la ce oameni ati putut promova si tolera in jurul dumneavostra sa va retrageti din viata publica sa ascundeti undeva si sa plangeti de rusine. Pacat cei ca dumneavostra si cei care au condus tara asta timp de 17 ani au avut grija sa distruga cu grija si tenacitate ideea si conceptul de stanga, dar trebuie sa recunosc ca ne meritam soarta lasandu-ne pacaliti de astfel de oameni care au strans averi fabuloase jefuind furibund absolut tot ce le-a stat in cale.Sper ca totusi cineva acolo sus ne priveste si odata si odata fiecare va raspunde pentru faptele sale.

Lasă un Răspuns